Le 15 octobre : réservez votre dimanche !

le 15 octobre, une soupe solidaire  aura lieu devant le Pradah de Villeneuve les Maguelonne , ex Formule 1…à côté de la prison. Elle est organisée par le collectif d’aide aux migrants de villeneuve. Nous les rejoindrons avec amis, « filleuls » du CAO ou d’ailleurs…Un bon moment de solidarité et d’échanges en perspective !

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Dimanche 17 septembre à 10h30

séance unique au cinéma UTOPIA RÉFUGIÉ-E-S CITY PLAZA

Suivie d’une rencontre avec le collectif Migrant-e-s Bienvenue 34 

Collectif Solidarité Grèce – documentaire Grèce 2016 52mn –

RÉFUGIÉ-E-S CITY PLAZA

Il y a des expériences qui méritent d’être vues de près et relatées comme celle de l’Hôtel City Plaza, à Athènes, une centaine de chambres habitées par plus de 400 réfugiés, principalement débarqués en Grèce, par bateau et venus de Syrie, d’Afghanistan, du Pakistan, des Kurdes, une immense tour de Babel. On y entend parler le Urdu, le Pachtoune, le Tadjik, le Dari, le Russe. Chacun a de la famille à quelque part en Europe et essaie de rejoindre qui un frère en Suède, qui une tante en Allemagne qui un père en Italie. Ils sont depuis plusieurs mois en Grèce et attendent de partir. L’Hôtel City Plaza a été réquisitionné par des militants d’extrême-gauche, le 22 avril 2016. Un hôtel abandonné depuis des années par le propriétaire qui ne pouvait plus payer ses salariés. Ceux-ci se sont montrés solidaires et s’estiment en partie propriétaires des meubles et des équipements qu’ils mettent à disposition des réfugiés. L’hôtel est branché sur l’électricité d’un chantier voisin. Une expérience de solidarité concrète, en autogestion.

À celles et ceux qui fuient la guerre, la misère, les États de l’Union Européenne opposent la fermeture de leurs frontières. Aux portes du Moyen Orient, la Grèce, exsangue, s’est transformé en cul-de-sac pour les réfugiés venus se fracasser sur l’Europe forteresse. Pas d’accueil, ou si peu, pas de moyens à la hauteur de l’enjeu humain, pas de volonté politique, si ce n’est celle de refouler. Aux portes du Moyen Orient, la Grèce, exsangue, s’est transformé en cul-de-sac pour les réfugiés venus se fracasser sur l’Europe forteresse. Face au désastre humanitaire, des Athéniens, aidés de volontaires internationaux, ont décidé de réquisitionner un hôtel vide, le City Plaza, pour y accueillir plusieurs centaines d’exilés, adultes comme enfants. Une expérience de solidarité concrète, en autogestion.

Après la projection, débat avec des militant-e-s du collectif Migrant-e-s Bienvenue 34, qui se bat depuis le printemps 2016 sur Montpellier pour impulser avec les personnes migrantes un réseau de solidarité, afin de les aider à sortir de leur isolement social, de favoriser l’échange, la rencontre. Mais aussi de les soutenir dans la bataille pour l’égalité des droits, l’obtention de meilleures conditions d’accueil, et dénoncer l’absence de politiques dignes des enjeux.

https://fr-fr.facebook.com/events/277416146093190/

Les Prahda : isoler, invisibiliser, expulser

 

https://paris-luttes.info/les-prahda-isoler-invisibiliser-8608?lang=fr

Publié le 30 août 2017 | Maj le 31 août

Quelques jours après de nouvelles évacuations, la question se pose une fois de plus quant aux modalités et conditions de ces « mises à l’abri » incertaines et plus généralement des dispositifs actuels d’hébergement des demandeurs d’asile. Le Prahda [1] a fait son apparition récemment. Témoignages.

On avait commencé à parler en France d’un nouveau dispositif d’hébergement, le Prahda, géré par Adoma, qui avait « remporté le marché » en novembre 2016, après l’appel d’offres du ministère de l’Intérieur [2]. Le Prahda, Programme d’Accueil et d’Hébergement des Demandeurs d’Asile, serait officiellement un relai des CAO – autre dispositif d’accueil des demandeurs d’asile – et théoriquement « dispositif d’hébergement d’urgence », dans un objectif d’augmentation des places d’accueil des demandeurs d’asile en France. Il y aurait, à terme, un total de 62 Prahda mis en place sur le territoire français, pour un total de places prévues à terme de 5351 . Mais le constat des associations et collectifs sur place est alarmant. Les conditions de vie dans ces lieux, pour la plupart des anciens Formule 1, sont très préoccupantes. Ce nouveau dispositif semble nuire gravement aux droits des demandeurs d’asile, notamment en matière juridique, et ce, loin des villes, dans l’indifférence quasi-générale.

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Isolement et détérioration des conditions de vie

La situation semble être partout à peu près identique, à quelques détails près. Un ancien Formule 1, à plusieurs kilomètres d’une ville, en bord de nationale ou départementale, loin de tout commerce, et souvent encore sans cuisine, sans machine à laver. Pas d’accès à Internet ni de transports en commun à plusieurs kilomètres à la ronde.

Par exemple à Lesquin, dans les Hauts-de-France, le Prahda est situé à une sortie d’autoroute, à côté de l’aéroport.

En région Auvergne-Rhône-Alpes, un Prahda héberge une cinquantaine de personnes, dont plusieurs femmes seules avec bébés, des familles, et des jeunes. L’hôtel est situé à quatre kilomètres d’une petite ville, le long d’une route départementale où se succèdent les camions. Pour rejoindre l’arrêt de bus le plus proche, on n’a pas le choix, il faut marcher le long de la route, qui descend et qui monte, pendant une vingtaine de minutes, sans trottoir. Le trajet à pied se fait au ras des véhicules, et les personnes se font régulièrement klaxonner, les automobilistes signalant la dangerosité de marcher sur le côté de cette route. J’ai fait le trajet avec trois personnes, dont une jeune femme avec bébé. La moindre chute, ou un écart de voiture, peuvent être fatals. C’est pourtant la seule solution pour faire les courses. Ici les tickets de transport sont aux frais des personnes.

Cette situation est loin d’être unique : à Bourges par exemple, le Prahda est à 10 km du centre-ville. A Quimper, il est à environ 5 km du centre-ville, dans une zone commerciale, au bord d’une voie express.

« Ici, me dit une jeune femme hébergée en Prahda, il y a deux énormes problèmes. Le premier, c’est qu’il n’y a aucun commerce, aucun supermarché pour acheter de la nourriture, et pour acheter des choses un peu encombrantes, comme du papier-toilette, du shampoing, c’est quasiment impossible, vu la distance à faire. Et surtout, deuxième problème, il n’y a pas de cuisine ». A ma grande stupeur, il n’y a donc aucune plaque électrique, aucun dispositif de cuisson ni de cuisine sur place, pour les 47 habitants du lieu. Certains habitants ont investi, avec leurs économies, dans un petit réchaud électrique qu’ils branchent dans leurs chambres, puisqu’il n’y a pas de pièce commune, mais si les employés le trouvent, ils le confisquent systématiquement, pour raisons de sécurité. Deux semaines plus tard, deux petites plaques ont été installées, pour ces 47 personnes, mais elles ne sont utilisables que le matin, de 10h à 12h, sur inscription préalable.

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Seul matériel à disposition : deux petits frigos et deux micro-ondes, pour 47 personnes, ce qui est largement insuffisant, surtout en pleine canicule. Officiellement, dans la plupart des Prahda, la réponse est la même : une cuisine va être construite. Mais on ne sait pas exactement quand, et les dimensions risquent d’être largement en-deçà du nombre de personnes. En attendant, cette jeune femme a été amenée aux urgences après n’avoir pas mangé suffisamment pendant plusieurs jours. Vraisemblablement, les lieux ont donc été « remplis » avant même d’être conformes et adaptés à l’accueil de personnes ; pendant un à trois mois, plusieurs centaines de personnes y sont « installées », dans des conditions très précaires, en attendant les travaux et installations éventuels.

L’ex-Formule 1 est là, devant un grand parking désert et clôturé, au bord de la route. Il n’y a pas de salle commune, seulement quelques chaises sur le perron du parking. Quelques résidents sont assis sur une marche, et regardent les voitures et camions passer, dans un bruit assourdissant. Autre témoignage dans un Prahda, ni placards ni rangements, et des chambres très exiguës de 7 mètres carré pour deux personnes, ou plus s’il y a des enfants.

Sur place, il n’y a aucune association, ni collectif, ni bénévoles, pour venir en aide aux résidents. La seule aide extérieure concrète, c’est la distribution de nourriture des Restos du Cœur, « souvent juste du pain et quelques yaourts », me dit une résidente. Les quelques personnes qui viennent apporter des courses et un peu de compagnie viennent d’un autre département. Les employés ne parlent pas de langues étrangères, ni même anglais. Il n’y a pas de cours de français. Une femme me dit qu’elle ne comprend pas les consignes de la gérante, qui ne parle que français, qu’on lui laisse des mots sur sa porte qu’elle ne comprend pas, et qu’elle n’arrive pas à se faire comprendre lorsqu’elle demande des indications. J’ai dû expliquer moi-même la situation juridique de la personne, que visiblement la gérante n’avait pas compris. Il y avait des erreurs importantes dans son dossier – dont une erreur de nationalité sur son justificatif d’hébergement.

À raison d’un salarié équivalent temps plein pour 20 à 25 personnes, dont au moins 40% d’intervenants sociaux, les normes d’accueil et d’accompagnement en Prahda sont nettement inférieures à celles des CADA. Dans ce Prahda, il y a donc un directeur à mi-temps, et une assistante sociale, pour 47 personnes. Les conditions de travail sont difficiles.

Une autre habitante plus âgée, originaire d’Europe de l’Est, rencontre de graves problèmes de santé depuis plusieurs semaines. Elle doit se rendre à une visite médicale obligatoire, trois fois par semaine, au centre-ville. Evidemment, pour s’y rendre, il faut marcher deux kilomètres sur la départementale, puis prendre le bus, et ce, en pleine canicule. Son médecin lui a interdit de marcher, car cela présente un réel danger pour sa santé. Mais elle n’a pas le choix. C’est une atteinte grave à la santé de cette personne.

Il n’y a aucun accès Internet. Cela semble dépendre du bon vouloir du gérant. Cela veut donc dire que les occupants n’ont pas de source de distraction, qu’ils ne peuvent pas communiquer avec leurs familles et amis, et qu’ils ne peuvent chercher des informations juridiques ou générales, ni avoir accès aux actualités de leurs pays et régions respectives.

Il n’y a rien à faire, nulle part où aller, c’est une manière de tuer les gens à petit feu. Si on quitte le lieu, c’est considéré comme un refus des conditions d’accueil, donc on perd toute aide financière. Si on reste, cela peut sûrement durer longtemps. Un jeune demandeur d’asile soudanais me dit qu’il est là depuis plus d’un mois, qu’il va de moins en moins bien. « Aidez-nous, s’il-vous-plait », me dit une autre maman que je croise, « faites-nous sortir d’ici ».

Une autre habitante du lieu, elle aussi avec un bébé, dit qu’elle préférerait vivre à la rue plutôt que de rester là, et qu’elle pensait quitter le lieu bientôt, même si cela signifie donc une rupture du contrat avec l’OFII et l’arrêt de l’aide financière. Une semaine plus tard, sa voisine m’appelle et me dit qu’elle est partie depuis maintenant cinq jours, sans donner de nouvelles.

Dans le même Prahda, la gérante a dit à une résidente que la possession d’un réchaud électrique, ou encore la « non-coopération » avec les employés – retards, conservation de documents – peut être un motif d’exclusion du lieu pour non-respect des règlements. Les motifs d’exclusion, assez flous, font planer une menace sur les demandeurs d’asile. « Je sais que je dois faire attention, parce que je dois rester en bons termes avec la directrice. J’essaie de ne pas trop m’énerver. Mais la dernière fois, je me suis emportée, et c’est vraiment difficile pour moi d’aller lui parler maintenant », me raconte une jeune femme. Pour les bénévoles, qui ne sont pas toujours bien reçus par les directeurs de Prahda, c’est aussi une crainte, qui incite à la prudence : se voir interdire l’accès au centre.

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Des transferts incessants

Certaines des personnes rencontrées ont été transférées plusieurs fois avant d’arriver au Prahda, duquel elles vont vraisemblablement être retransférées. Une femme en est à son quatrième transfert en cinq mois, ce qui a impliqué pour elle de changer quatre fois d’assistante sociale. Dans ces conditions, un minimum de suivi sérieux semble difficile. De plus, ces transferts bousculés, parfois d’une région à l’autre, comme dans le cas de cette femme, entraînent des complications absurdes : elle avait déposé son récépissé pour renouvellement en préfecture dans un autre département, et n’a donc pas ce document avec elle, qui est maintenant à presque une heure et demie de TER, dans une autre ville. Elle n’a donc pas pu changer non plus d’adresse de domiciliation, et n’a pas pu accéder à son courrier depuis quatre semaines.

Tout est bloqué. Une autre femme en attente de soins doit attendre deux semaines un devis de remboursement alors que sa prise en charge pourrait être immédiate, parce que sa caisse d’assurance maladie, obtenue après bien des péripéties, est basée dans un autre département.

De même, les affaires des personnes ne suivent pas toujours. Partie dans la précipitation, les affaires de l’une d’entre elles, restées à l’ancien lieu d’hébergement, étaient censées arriver, après une semaine d’attente. Mais la gérante les a renvoyées, sous prétexte que le colis était trop gros, et qu’elle n’avait pas été prévenue. Selon elle, les affaires n’auraient pas de place dans la chambre, il faut que les demandeurs d’asile « voyagent » léger…

Le discours de la gérante se répète : « ils sont mieux ici que dans la rue ; il faut être content avec ce qu’on a, c’est mieux que rien, et c’est mieux que des tentes ». C’est peut-être là le fond du problème. Car le référentiel ne devrait être ni la rue ni la tente, mais un logement digne. Et certains n’étaient pas dans la rue, mais dans des CAO ou des CADA. Certains suivaient des cours de français, étaient entourés par des associations, aidés dans leurs démarches, les enfants avaient des amis, et les transferts tombent comme des condamnations vers ces Prahda loin de tout, au point où l’on se demande encore si l’OFII s’occupe de personnes ou traite des marchandises et des numéros.

Les expulsions

« J’étais dans un camp à Paris, me dit un demandeur d’asile soudanais. Un matin ils nous ont embarqués et je suis monté dans le bus. Quand on est arrivé ici, j’ai compris que j’avais fait une erreur. Maintenant je suis en Dublin, en procédure accélérée, pas en procédure normale. Ca fait trois semaines que je suis ici, et je ne sais pas quoi faire. L’assistante sociale est gentille mais elle me dit qu’elle ne peut rien faire pour moi, que je dois juste attendre ».

Selon le demandeur d’asile soudanais, il y aurait, sur soixante personnes, seulement trois personnes en procédure « normale ». C’est donc une espèce de regroupement des personnes en attente d’expulsion qui semble avoir cours ici. C’est une particularité des Prahda, sinon l’objectif principal de ce dispositif : assignation à résidence et préparation de l’expulsion. Bref, une systématisation et une augmentation des expulsions des demandeurs d’asile en procédure Dublin, c’est-à-dire expulsion vers le pays européen où ils ont déposé leurs empreintes en premier, souvent le premier pays d’arrivée – dans beaucoup de cas, l’Italie, l’Espagne, la Hongrie. Sauf que dans beaucoup de cas aussi, l’expulsion des personnes vers ce pays ne leur permet pas d’y déposer une demande d’asile, et peut éventuellement aboutir à une expulsion directe vers leur pays d’origine, ce qui est notamment le cas pour les ressortissants afghans. Cette vocation à « assigner » et « expulser » est clairement définie dans le document technique des Prahda : on y lit, « les personnes placées sous procédure Dublin pourront être maintenues dans le lieu d’hébergement le temps nécessaire à la mise en œuvre effective de leur transfert vers l’Etat responsable de l’examen de leur demande d’asile » .

Seul problème, deux jeunes femmes d’Afrique de l’Ouest par exemple, toutes les deux accompagnées d’un nouveau-né, ne sont théoriquement pas renvoyables en Italie. Elles possèdent un courrier conservé par la préfecture qui atteste d’un danger réel pour elles en Italie lié à des violences subies via des réseaux de prostitution et pour l’une d’entre elles des menaces liées à sa fuite en France. Problème, les courriers attestant des violences subies sont également restés dans une autre ville, où elles étaient hébergées précédemment. Il n’est donc pas impossible que les autorités outrepassent ce courrier et que les personnes ne puissent défendre leurs droits.

Plus préoccupant encore. Des personnes en fin de procédure Dublin sont transférées en Prahda. Tout s’accélère. Début août dans l’Yonne, quatre personnes déjà convoquées risquent une expulsion, et d’autres sont convoquées en préfecture. Un collectif s’organise pour affirmer son soutien aux personnes, en mettant en place des moments de discussion, des repas, des manifestations, et accompagnent les personnes lors de leurs convocations en préfecture. Certains risquent, de fait, des expulsions vers leurs pays d’origine quand leur demande d’asile a été rejetée dans le pays tiers. Au-delà de la violence extrême des expulsions forcées, les renvois vers le pays d’origine sont extrêmement dangereux pour les personnes, surtout lorsqu’elles ont subi des persécutions et discriminations évidentes dans ces pays. La plupart seront, dans ce pays tiers, en situation de clandestinité, et sans aucune aide ni prise en charge. Alors que, comme l’a rappelé récemment M. Jacques Toubon, les « renvois au nom de Dublin ne sont pas obligatoires », « il existe une clause dans le règlement Dublin qui permet à la France de prendre leur demande d’asile en compte » . « La situation est vraiment difficile pour nos amis, écrit un membre du collectif. L’angoisse et la peur sont insupportables ». D’autant plus que beaucoup d’entre eux ont attendu pendant de longs mois une possible régularisation, pour finalement se voir en procédure d’expulsion. Le 23 août, une majorité des personnes en procédure Dublin dans ce Prahda ont reçu des arrêtés d’expulsion. Une dizaine d’expulsions ont eu lieu depuis l’ex-CAO du Gard, vers l’Italie.

Les convocations et assignations à résidence se multiplient dans les autres Prahda. Loin des maisons et loin des caméras. Sans faire de bruit. Là où parfois il n’y a pas de soutien, pas de collectif. Les personnes ne sont pas aidées dans leurs démarches. En Gironde, certains sont en procédure Dublin depuis plus de sept mois et pourraient faire des demandes de réadmission, et ceux qui sont déboutés pourraient faire des
recours, mais rien ne semble fait pour les aider.

Les Prahda, avec le système des assignations à résidence et des agents de la préfecture qui se déplacent pour remettre des arrêtés de transfert, deviennent de petits centres de rétention. Dans certains Prahda, il y a des vigiles, et souvent les grilles automatiques sont fermées la nuit. Les centres sont équipés de nombreuses caméras de surveillance.

Pour les personnes en procédure « normale », c’est-à-dire qui ont pu déposer une demande d’asile en France et ont pu suivre une procédure auprès de l’OFPRA, la question se pose aussi de leur suivi. Est-ce qu’ils reçoivent l’encadrement et l’aide nécessaire pour constituer leur dossier et faire des recours, si leur demande est rejetée ? Les assistantes sociales sont souvent débordées. Vu l’isolement des Prahda et, bien souvent, l’absence d’associations d’aide juridique, cela semble difficile.

Les Prahda, alors, qu’est-ce que c’est ? Souvent des ex-hôtels Formule 1, souvent non-équipés, en bord d’autoroute, au milieu de nulle part, avec un très faible nombre d’employés. La conséquence de cet isolement, c’est l’absence complète d’accès aux associations d’aide juridique et sociale, l’absence complète d’accès à des cours de français et au tissu de relations et d’entraide susceptibles de rassembler les personnes et de les aider à faire valoir leurs droits. La situation peut changer, et commence déjà à changer un peu, grâce à l’énergie des solidaires et des bénévoles, et les efforts des travailleurs sociaux. Mais les procédures d’expulsion du territoire se multiplient.

Isoler, séparer, invisibiliser… Ce dispositif s’inscrit dans le durcissement sécuritaire, la précarisation des demandeurs d’asile, la nette dégradation de leurs conditions d’accueil et de respect de leurs droits, déjà dénoncés par les associations, ainsi que l’augmentation et l’accélération des expulsions sous procédure Dublin. Les Prahda s’inscrivent dans la politique actuelle d’expulsion et de « tri » réservée aux demandeurs d’asile en France et en Europe.

Alors que faire, sinon dénoncer, dénoncer inlassablement ? Parler des Prahda, informer les uns, sensibiliser les autres, tenter de résister à l’isolement des résidents des Prahda, en implantant des structures associatives, en proposant de l’aide juridique, en montrant que les personnes sont suivies et écoutées, en luttant contre les expulsions et en médiatisant ces expulsions.

À toutes fins utiles, la liste des Prahda sur le territoire est disponible ici :

Notes

[1Programme d’Accueil et d’Hébergement des Demandeurs d’Asile

Expulsion de nos cinq autres amis soudanais assignés à résidence

Après Babiker il y a une semaine, l’état français et la préfecture de l’Hérault ont expulsé en 48h Mustapha, Hamdan, Abdallah, Abbas et Babo.

Les accords Dublin III signés par les états membres européens, rendent possible l’expulsion des réfugiés vers le premier pays dans lequel ils ont laissé leur empreintes en Europe. Cette procédure largement utilisée en France, s’est vue appliquée pour nos 6 camarades sous la responsabilité de la préfecture de l’Hérault. Depuis le 18 juillet, celle-ci les a aussi assignés à résidence alors qu’ils étaient hébergés en CAO afin de faciliter leur expulsion à moindre coût. Elle les a en effet contraints à se rendre chaque jour au commissariat avec leur effets personnels.

Babiker a été expulsé vers Bologne le 27 juillet, Mustapha, Hamdan ont été expulsés vers Milan ce lundi 31 juillet dans des vols séparés. Nous n’avons pas de nouvelles d’Abdallah. Aujourd’hui 1er août, après une nuit au CRA de Sète, Abbas et Babo ont quitté le CAO ce matin pour l’aéroport de Montpellier. Leur destination devrait être Milan via Paris. Nous n’arrivons pas à les joindre.

Au-delà des conditions stressantes, humiliantes et dégradantes de la mise en oeuvre de leur expulsion (assignation à résidence, pointage journalier au commissariat avec incertitude sur le jour et la destination de l’expulsion etc.), le Collectif Migrants Bienvenue 34 dénonce :

  • Que l’État français refuse de traiter la part convenue au niveau européen des demandes d’asile de réfugiés à laquelle il s’était engagé

  • Que l’État français et la préfecture de l’Hérault renvoient vers l’Italie des demandeurs d’asile soudanais en sachant pertinemment que des accords Italie/Soudan rendent possible l’expulsion vers leur pays d’origine. Le Soudan, pays en guerre civile, est dirigé par le dictateur El Béchir poursuivi par la Cour de Justice Internationale pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide ! L’État français se rend complice des dangers de mort qu’ils peuvent encourir s’ils sont renvoyés là-bas.

  • Que contrairement aux propos tenus par la préfecture de l’Hérault et malgré nos informations répétées, les migrants en Italie ne sont pas accueillis dans des conditions leur permettant de déposer une demande d’asile : pas de traduction donc de compréhension des démarches à effectuer, menace d’expulsion vers le Soudan, hébergement pour certains et mise à la rue pour d’autres sans autre explication et perspective.

Cette situation est intolérable et obscène. Nous ne les abandonnons pas, nous poursuivons notre lutte, avec eux là-bas, pour les autres ici. L’élan de solidarité qui a eu lieu autour de nos 6 camarades et la colère engendrée par cette situation vont nous permettre de poursuivre la lutte contre l’inhumanité des procédures Dublin et pour l’accueil digne des migrant-e-s.

Parce qu’aucun être humain n’est illégal, nous sommes assigné-e-s à résistance !

Vallée de la Roy, l’humanisme macronien à l’œuvre

Un communiqué du Réseau Éducation Sans Frontière

La situation dans la vallée de la Roy devient proprement intolérable : expulsions illégales de demandeurs d’asile et de mineurs, violences, arrestations arbitraires et répression à l’encontre de de celles et ceux qui protestent et fournissent les secours les plus élémentaires aux migrants. Le CP publié par Cédric Herrou et la vidéo du Collectif Roy Solidaire (CRS) en apportent des preuves révoltantes.

Pour faire savoir ce que vous en pensez à ceux qui ordonnent de tels gestes aux policiers, les adresses mails ci-dessous.

Communiqué de Cédric Herrou et vidéo à voir et à diffuser absolument

LA VIDEO EST EN LIGNE

« FESTIVAL DU DROIT D’ASILE DE CANNES »

https://youtu.be/AHF2BwFsb5o

Lundi 24 Juillet Cédric Herrou a été mis en garde à vue puis mis en examen pour « aide à l’entrée et a la circulation de personnes en situation irrégulière » alors qu’il suivait des demandeurs d’asile comme en train jusqu’en gare de Cannes afin d’être témoin d’éventuelles interpellations illégales et violations de leur droit.

Le collectif CRS dont fait partie Cédric avait pour projet de réaliser un film documentaire retraçant le parcours chaotique d’un demandeur d’asile dans les Alpes-Maritimes.

Ce projet a du être précipité à cause de l’arrestation de Cédric. Le présent film a été tourné en caméra cachée avec des téléphones portables et des caméras professionnelles.

Il démontre les violations des droits des demandeurs d’asile qui se sont vues interpeller et reconduits à la frontière au mépris de leurs statut de demandeur d’asile, sans examen de leur demande, sans accès à des interprètes ni à leurs avocats.

Contact des grands humanistes qui ordonnent des actes odieux camouflés derrière des discours grandiloquents :

A l’Elysée :

Pour écrire au président :

http://www.elysee.fr/ecrire-au-president-de-la-republique/

Patrick.strzoda@elysee.fr   Directeur de cabinet

Matignon :

Pour écrire au 1er ministre :

http://www.gouvernement.fr/contact/ecrire-au-premier-ministre

Intérieur :

stephane.fratacci@interieur.gouv.fr   Directeur de cabinet de Collomb. Il était secrétaire général du ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale sous Hortefeux puis sous Besson ainsi que préfet du Doubs lors de l’expulsion de Léonarda. Belle carrière au service des droits de l’Homme !

nicolas.lerner@interieur.gouv.fr   Dircab adjoint

pauline.pannier@interieur.gouv.fr  Conseillère immigration

sec.dircabadj@interieur.gouv.fr

sec.immigration@interieur.gouv.fr

Ecrire au ministre de l’Intérieur

https://www.interieur.gouv.fr/Contact/Ecrire-au-ministre-de-l-Interieur

Soutien à cinq Soudanais menacés d’expulsion à Montpellier

Par Marie Ciavatti, France Bleu Hérault vendredi 28 juillet 2017 à 6:50

Une vingtaine de militants soutiennent chaque jour ces demandeurs d'asile devant le commissariat de Montpellier
Une vingtaine de militants soutiennent chaque jour ces demandeurs d’asile devant le commissariat de Montpellier © Radio France – Ciavatti

Le collectif Bienvenue Migrants 34 se mobilise pour défendre 5 demandeurs d’asile menacés d’expulsion à Montpellier. Mardi, Babiker, Soudanais de 26 ans, a été renvoyé vers l’Italie sans préavis.

Ils sont Soudanais, entre 26 et 28 ans. Plusieurs sont originaires du Darfour, province en guerre. Depuis la mi juillet ces cinq demandeurs d’asile, hébergés au CAO (centre d’accueil et d’orientation) du Millénaire à Montpellier, sont assignés à résidence et contraints d’aller pointer chaque jour au commissariat, sur ordre de la préfecture.

Ce jeudi encore ils sont accompagnés par une vingtaine de militants du Collectif Migrants Bienvenue 34, bien décidés à empêcher leur expulsion.

Un sac sur le dos.. en cas d'expulsion.  - Radio France
Un sac sur le dos.. en cas d’expulsion. © Radio France – Ciavatti

Tous les jours le même rituel : 16h, ces migrants Soudanais se présentent au poste, paquetage sur le dos, dossier administratif en main, sans savoir s’ils ressortiront tous. La menace permanente d’une expulsion.

« Ça veut dire que tous les jours ils doivent faire leurs adieux comme s’il ne revenaient pas, s’indigne Catherine, membre du Collectif. Ça veut dire qu’ils doivent à chaque fois s’arracher aux peu de relations qu’ils ont pu se faire. Ils sentent bien que leur tour va arriver. C’est grave pour eux. Aucun d’entre eux ne souhaite partir« .

« Tous les jours ils doivent faire leurs adieux comme s’ils ne revenaient pas ». Catherine, militante

« Nous on classe ça dans les traitements inhumains et avilissants. C’est destructeur une pression pareille.  » Catherine, du collectif Migrants Bienvenue 34.

16h devant le commissariat de Montpellier - Radio France
16h devant le commissariat de Montpellier © Radio France – Ciavatti

L’expulsion. C’est ce qui est arrivé mardi à l’un d’eux : Babiker, 26 ans, en France depuis août dernier, arrivé à Montpellier en novembre. Il a été placé en rétention à Nîmes, puis Paris. 24 heures plus tard il était à Bologne en Italie, pays par lequel il est entré en Europe.

« L’Italie est submergée et remet les personnes déboutées dans l’errance ».

Anne, bénévole, a suivi son parcours pendant ces neuf mois et a eu de ses nouvelles le matin même: « On sait qu’il ne va pas bien. On espère qu’il va pouvoir obtenir un statut de réfugié en Italie mais on sait déjà que ce ne sera pas le cas. L’Italie est submergée et remet les personnes déboutées dans l’errance. L’Etat français ne peut pas continuer à ignorer que quand il renvoie des gens ils ne bénéficient d’aucun accueil alors qu’ici ils ont des amis, des soutiens. »

Anne, militante: « On les remet dans la clandestinité, dans l’errance ».

Ces demandeurs d’asile sont ce qu’on appelle des « dublinés », en référence au réglement de Dublin qui permet aux Etats de renvoyer les migrants vers le premier pays d’accueil sur le sol européen.

« Quand les gens entrent en Europe, explique Anne, on prend leurs empreintes dans un pays. Et vous allez retourner dans le pays où vous avez laissé vos empreintes. » En l’occurrence l’Italie pour Babiker et pour les autres. Cette procédure ne leur permet pas d’aller au bout de leur demande de droit d’asile.

  - Radio France
© Radio France –

Le collectif a déposé un recours devant le tribunal administratif pour contester l’assignation à résidence mais il a été rejeté au motif que l’assignation est moins coercitive que la rétention.

Jeudi 27 juillet au matin, Babiker expulsé !

Six jeunes soudanais, demandeurs d’asile hébergés au CAO sont contraints depuis une semaine de signer tous les jours au commissariat de police avec leur maigre baluchon. Ils risquent chaque jour d’être expulsés vers l’italie, porte d’entrée de l’Union Européenne où ils ont déposés, de gré ou de force, leurs empreintes digitales.

Mardi, l’un d’eux, Babiker, est retenu par la police, envoyé en Centre de Rétention Administrative (CRA) à Nîmes sans que quiconque soit prévenu.

Mercredi, la préfecture prévoit d’expulser Babiker par le vol de 14h55 Montpellier / Roissy. Les militant-e-s du CMB34 alertés sont à l’aéroport, la compagnie aérienne refuse d’embarquer notre ami qui est à nouveau emmené au CRA de Nîmes puis, en soirée au CRA du Mesnil-Amelot (à côté de Roissy). Ce jeudi matin Baniker est mis dans un avion pour Bologne. Il se retrouve dans un centre de réfugiés avec une centaine de personne sans information aucune, il est saisi de désespoir.

Le préfet a agi à toute vitesse pour expulser Babiker AVANT que le recours introduit par son avocate passe ce jeudi matin au tribunal de Nîmes (Juge des Libertés et de la Détention). Nos cinq autres amis soudanais vivent eux-aussi sous cette menace chaque jour. RIEN ne justifie cette précipitation, ces jeunes hommes ne mettent aucunement la France en danger !

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Babiker a été expulsé très discrètement hier soir, de l’aéroport de Montpellier vers Bologne en Italie, où il est arrivé ce matin…

Et c’est reparti… ! Désespoir pour lui. Trahison pour nous.

Babiker 26 ans né au Darfour Ouest : ah.., ce n’est pas de chance, ça fait 30 ans qu’au Darfour, des bandes armées alimentées par le régime en place tuent, torturent, violent, pillent, en toute impunité ; l’ONU impuissante ou presque ; une des pires dictatures de la planète. Lire la suite

La préfecture veut expulser Babiker : chronologie des faits

Mardi 25 juillet 2017

15H30 : Nos 6 amis soudanais quittent le CAO en direction du Commissariat, comme tous les jours depuis mercredi dernier, accompagnés par les membres du Collectif Migrants Bienvenue 34.

16h : Entrée des 6 personnes au Commissariat.

16h30 : 5 personnes ressortent, Babiker est retenu, nous dit-on, pour vérification administrative.

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Monsieur le Préfet, pourquoi priver ainsi Babiker de sa liberté ?

Depuis le mercredi 18 juillet 2017, 6 soudanais sont sous le coup d’une assignation à résidence au Centre d’Accueil et d’Orientation Marconi, ordonnée par la préfecture de l’Hérault. Alors qu’ils signent déjà chaque jour un cahier de présence au CAO, ils sont contraints de se rendre chaque jour ouvrable à 16 h au commissariat central, munis de l’ensemble de leurs effets personnels.

Face à cette nouvelle mesure humiliante, stressante et disproportionnée, le Collectif Migrants Bienvenue 34 les a soutenus avec leurs avocates dans une démarche de recours pour excès de pouvoir devant le tribunal administratif en demandant l’annulation de cette décision d’assignation à résidence, au motif que le risque de fuite n’était pas caractérisé et que cette mesure restrictive de liberté n’était qu’une mesure déloyale visant à expulser la personne en catimini.

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Rassemblement devant la préfecture Lundi 24 juillet à 17h

Mais que fait la préfecture ?

À Montpellier, six Soudanais en procédure « Dublin » se sont vus remettre ce 18 juillet, à la Préfecture de l’Hérault, un arrêté d’assignation à résidence. Ces jeunes hommes hébergés au CAO – Centre d’accueil et d’orientation – de Montpellier devront désormais « pointer » tous les jours de la semaine à l’Hôtel de police « muni de leurs effets personnels ». Ces six demandeurs d’asile vont devoir, chaque jour ouvrable, marcher depuis le CAO jusqu’à l’Hotel de Police donc faire plus de 30mn de trajet, pour se présenter à 16h00 au 256 de la rue du Comte de Melgueil – avec leur baluchon, sous la chaleur !

Le collectif Migrants Bienvenue 34 est outré par ces méthodes dégradantes et inhumaines. Nous avons alerté à plusieurs reprises la préfecture sur les dangers et les dysfonctionnements du règlement Dublin en Italie et ailleurs, où peuvent être renvoyés du jour au lendemain ces six « dublinés » montpelliérains. Faire vivre, pour ces six personnes, la menace quotidienne d’être enfermées en Centre de rétention administrative pour ensuite être expulsées en Italie est totalement dépourvu d’humanité.

Nous savons très bien l’Italie débordée, qui a déjà forcé le retour au Soudan de réfugiés où les attend le dictateur El Béchir poursuivi par la Cour de Justice Internationale pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide ! Depuis neuf mois à Montpellier, dans l’attente de pouvoir déposer une demande d’asile, ces six Soudanais ont tout fait pour se reconstruire : ils ont appris le français, se sont fait des amis… Cette assignation vient ajouter un stress quotidien et une humiliation supplémentaire au traumatisme de leur parcours.

Le 5 juillet dernier nous étions reçu-e-s en audience avec une liste de 22 personnes sous le coup d’une procédure Dublin. Nous nous battons avec elles depuis des mois afin qu’elles puissent déposer une demande d’asile. Toutes ces personnes ont déjà subies d’énormes violences tout au long de leur exil, parmi elles, les six personnes soudanaises évoquées ci-dessus. Le préfet de l’Hérault a le pouvoir de mettre fin à cette situation inique.

Carole Delga, Présidente du Conseil Régional Occitanie, a affirmé à plusieurs reprises sur son compte Twitter que l’Occitanie ferait tout pour accueillir les migrants du mieux possible. Elle se déclarait « fière que des enfants et des hommes viennent trouver refuge en Région Occitanie ouverte et généreuse ! ».
Il y a quelques jours, Edouard Philippe, premier ministre, déclarait : « Nous ne sommes pas à la hauteur de ce que doit être la France ». En effet, la France est encore loin d’être à la hauteur…
Le collectif Migrants Bienvenue 34 appelle à un rassemblement devant la préfecture le lundi 24 juillet à 17h,au moment même où il a demandé une nouvelle audience, encore sans réponse.

Aucun être humain n’est illégal !

Arrêt des procédures « Dublin » !

Arrêt des expulsions !

Samedi 24 Juin 2017 Création de l’inter-collectifs ( Montpellier, Villeneuve-lès-Maguelone, Lasalle, Le Vigan, Valleraugue)

 

Les collectifs de solidarité avec les migrants, des Cévennes à la Méditerranée, réunis ce 24 juin 2017 à Montpellier, décident de faire front ensemble en créant une coordination régionale.

Face aux urgences rencontrées sur le terrain :

* essentiellement : la menace de renvoi systématique des migrants dans le 1er pays d’entrée en Europe (accords Dublin, espace Schengen),
* mais aussi : l’empêchement de dépôt de demande d’asile par tous les moyens (camps illégaux Alpes Maritimes, renvois immédiat à la frontière italienne, violences à Paris, à Calais…)

Nous affirmons :

* Qu’aucun être humain n’est illégal,
* Que les gouvernements doivent prendre leur responsabilité pour un
accueil digne de tout exilé, migrant, réfugié.
* Que nous nous opposons résolument à toute
mesure de répression


Accueillir, c’est un choix politique. Des milliards sont dépensés pour repousser, réprimer, refouler, bloquer les frontières au prix de milliers de morts chaque année. Nous revendiquons à l’opposé qu’ils soient mis au service d’un accueil digne.

samedi 24 juin/ La gazette

Manifestation pour les migrants dans les rues de Montpellier

Publié le samedi 24 juin 2017 à 15:30 – Paul BARRAUD

Manifestation pour les migrants dans les rues de Montpellier

Environ 150 personnes, réparties entre collectifs, ONG, syndicats et partis politiques ont quitté la place du Peyrou vers 14h45 pour se rendre devant la préfecture puis sur la place de la Comédie.

Cette manifestation fait écho à la journée mondiale des réfugiés qui s’est tenue mardi dernier.

Les collectifs présents veulent dénoncer le traitement selon eux de plus en plus inhumains que subissent les réfugiés en Europe. Ils exigent aussi que la France et les pays de l’Union Européenne « prennent leurs responsabilités pour ouvrir les frontières et accueillir dignement tous les réfugiés ».

Selon le collectif Migrants Bienvenus 34, une trentaine de migrants, répartis entre Montpellier et le Gard, sont directement concernés. Parmi eux, des personnes d’origine soudanaises et afghanes. Certaines, évacuées du camp de migrants de Grande-Synthe dans le Nord, font en ce moment l’objet d’une procédure d’expulsion du territoire.

Les manifestants ont demandé, sans succès, une audience avec le préfet. Un autre rassemblement est prévu le 5 juillet.

Samedi 24 juin: la manif vue par France 3

Environ 200 personnes se sont réunies à Montpellier pour soutenir les réfugiés. / © Christophe Monteil/France 3 Languedoc-Roussillon

Par C.C Publié le 24/06/2017 à 18:29

Environ 200 personnes se sont réunies à Montpellier samedi 24 juin 2017 pour soutenir les réfugiés. Du Peyrou à la place de la comédie, les manifestants ont souhaité dénoncer le traitement, selon eux, de plus en plus inhumains que subissent les réfugiés en Europe.

Par C.C Publié le 24/06/2017 à 18:29

Environ 200 personnes ont répondu à l’appel d’associations et se sont réunies à Montpellier samedi 23 juin 2017 pour une manifestation de soutien aux réfugiés.

Le cortège a quitté la place du Peyrou vers 14h30 pour se rendre devant la préfecture puis sur la place de la Comédie.

Cette manifestation, qui faisait écho à la journée mondiale des réfugiés mardi 20 juin 2017, visait à dénoncer des traitements de plus en plus inhumains des réfugiés. Selon le collectif Migrants Bienvenus 34, une trentaine de migrants, répartis entre Montpellier et le Gard, seraient directement concernés.

Jardins du Peyrou : une manifestation pour les migrants ce samedi

http://www.lagazettedemontpellier.fr/2957/jardins-du-peyrou-une-manifestation-pour-les-migrants-ce-samedi.html

Publié le mardi 20 juin 2017 à 11:05 – Paul BARRAUD

Dix-neuf associations, syndicats et collectifs appellent les montpelliérains à manifester samedi prochain pour afficher leur solidarité avec les réfugiés.

Le rassemblement débute à 14h30 sur la place du Peyrou. Le cortège se rendra ensuite devant la préfecture, où le collectif a demandé une audience avec le préfet.

Cette manifestation est en lien avec la journée mondiale des réfugiés qui se tient aujourd’hui. Pour Cécile et Anne, membres du collectif « Migrants Bienvenue 34 », le but est aussi de dénoncer « le durcissement des contrôles aux frontières en Europe et les traitements subits par les demandeurs d’asile ». 

Les organisateurs veulent aussi affirmer leurs soutiens envers les personnes poursuivies pour « délit de solidarité », à l’image de Cédric Herrou, agriculteur des Alpes-Maritimes poursuivi pour avoir accueilli des migrants.

Après le rassemblement place du Peyrou le cortège se rendra devant la préfecture. Les collectifs ont demandé une audience avec le préfet de région.

TAM : Tarif social… vers une victoire!

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Mercredi Action

ce mercredi 14 juin, le CMB34 et ses partenaires sont allés se faire entendre au siège de la Métro à grand renfort de casseroles et de sifflets pour exiger que cette question soit enfin à l’ordre du jour du Conseil de Métropole du 28 juin.

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COMPresse TamMB34 15-06-17

COMMUNIQUÉ de PRESSE du MERCREDI 14 JUIN 2017

TAM : ENFIN le « TARIF SOCIAL » pour les migrants ?

Le Collectif Migrants Bienvenue 34 (CMB34) avait sollicité la Métropole en juin 2016 afin qu’elle accorde le « tarif social » de la TAM aux personnes migrantes entre leur première inscription de demandeurs d’asile et la réponse finale, soit une durée moyenne de 9 mois.

En effet, ce tarif s’applique déjà à 17 catégories de personnes en raison de leurs faibles revenus, toutefois encore bien supérieurs aux 6,80 euros/jour que reçoit un-e migrant-e célibataire pour assurer sa nourriture, son entretien, ses déplacements et sa vie quotidienne !

Il est temps de mettre fin à cette discrimination.

Cette requête pourtant prioritaire aux yeux des migrant-e-s, s’était enlisée dans les réticences de Montpellier Métropole.

Le CMB34, cette fois coordonné à onze structures montpelliéraines, a relancé le Président Saurel par lettre du 11 avril 2017… Sans réponse.

A l’occasion du lancement de la Comédie du Livre, CMB34 s’est fait entendre le 20 mai, avec cette fois l’engagement du Président Saurel d’accorder ce « tarif social » aux migrants « avec quelques aménagements techniques »… Ont suivi une conférence de presse et une nouvelle demande d’entrevue par lettre du 22 mai signée de 12 organismes.

Sans nouvelles, ce mercredi 14 juin, le CMB34 et ses partenaires sont allés se faire entendre au siège de la Métro à grand renfort de casseroles et de sifflets pour exiger que cette question soit enfin à l’ordre du jour du Conseil de Métropole du 28 juin.

Leur insistance a fini par déclencher la réaction du Directeur Général des Services de la Métro et de la Ville, ce qui, au cours d’une brève entrevue avec la délégation, a permis de construire un mécanisme simple satisfaisant en principe la demande du Collectif.

Nous nous félicitons de cette avancée… Bien entendu, le CMB34 et ses partenaires sont prêts à répondre à toutes les sollicitations de la Métropole pour la mise en œuvre rapide de cette mesure tant attendue.

Nous resterons vigilants et informerons les médias des suites données.

Notre solidarité ne connaît pas de frontières !

Le Collectif Migrant-e-s Bienvenue 34

https://collectifmigrantsbienvenue34.wordpress.com/

Mail : migrants.bienvenue34@riseup.net

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Jeudi réaction

 

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manifestation pour l’accueil digne de tou-te-s les réfugié-e-s samedi 24 juin 2017 14h30 au Peyrou (Montpellier)

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Accueil de tou-te-s les réfugié-e-s

Depuis des années, des lois anti-immigration s’empilent, transformant la violence de l’exil en crime. Des milliers de personnes sont bloquées aux frontières de l’Europe et des milliers d’autres meurent en tentant d’y accéder. Les états européens fichent, refoulent, enferment, expulsent les personnes migrant-Es, tout en revendiquant, comme la France, des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.

L’afflux de réfugiés n’est pas près de se tarir. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités et tout faire pour accueillir celles et ceux qui fuient la misère, la guerre et les dérèglements du climat.

Les hommes, les femmes, les enfants qui risquent leur vie pour arriver en France n’ont pas quitté leur pays de gaité de coeur. Les raisons de leur exil sont multiples: guerres, misère, dérèglements climatiques… Les pays occidentaux portent leur part de responsabilités dans ces tragédies : pollutions, captation des richesses mondiales, poids du colonialisme, interventions militaires directes ou indirectes (vente d’armes, soutien financier et militaire à des régimes dictatoriaux).

Le rapport de janvier 2017 d’Oxfam international affirme que “huit hommes détiennent seuls autant de richesses que les 3,6 milliards de personnes qui représentent la moitié la plus pauvre de l’humanité. Il illustre en détail comment les grandes entreprises et les plus fortunés font croître les inégalités […] ”. Ce ne sont pas les migrant-Es qui sont responsables des guerres, des inégalités et des injustices sociales. Ils en sont comme nous, et de façon amplifiée, les victimes désignées.

Nous, collectifs, associations, organisations syndicales et politiques, signataires de cet appel, refusons d’opposer les misères entre elles, car à la division entre immigré-e-s et “nationaux” vient s’ajouter aujourd’hui une nouvelle catégorisation, celle entre les bon-ne-s réfugié-e-s, et les mauvais-e-s migrant-e-s difficilement “intégrables”, voleur-se-s de prestations sociales et terroristes en puissance.

Nous réaffirmons qu’aucun être humain n’est illégal. Qu’ils/elles fuient la guerre ou la misère, nous voulons que tous et toutes puissent être accueillis dignement, et régularisé-e-s.

Chacun a le droit de vivre et s’installer où il le souhaite !

L’immigration n’est pas un poids mais une richesse !

Signataires de l’appel : Collectif Migrant-E-s Bienvenue34 – Comité BDS 34 – CGA – CNT ESS 34 –Ensemble ! 34 – La Collective 34 – L’AMI des Hauts-Cantons – LDH 34 – NPA 34 – RESF 34. + MRAP Montpellier, Sud Education 34, Cimade

Commission nationale consultative des droits de l’homme

 Avis : mettre fin au délit de solidarité NOR :

CDHX1715073V (Assemblée plénière – 18 mai 2017 – Adoption: unanimité – une abstention)

1. A Calais, dans la vallée de la Roya, à Paris… en plusieurs lieux du territoire français, des femmes et des hommes, militants associatifs, bénévoles ou citoyens anonymes s’engagent chaque jour dans des actions concrètes de solidarité pour venir en aide aux milliers de personnes exilées, contraintes de survivre dans les pires conditions, après avoir parcouru des milliers de kilomètres pour tenter de trouver un refuge et une protection en Europe. Face à ces actes d’humanité envers les personnes migrantes, les demandeurs d’asile, les Roms, les sans-papiers, les pouvoirs publics, loin de les encourager, se mobilisent au contraire pour y faire obstacle par différents moyens.

2. Arrestations et poursuites de citoyennes et citoyens ayant aidé des personnes migrantes, avec la menace de lourdes sanctions et parfois condamnations, mesures d’intimidation, entraves à l’action des associations. La solidarité est tenue pour un délit. Si les associations avaient constaté une baisse des poursuites, à la suite de l’adoption de la loi du 31 décembre 2012 (1), elles notent depuis deux ou trois ans une recrudescence d’affaires, certainement liées au renforcement des contrôles aux frontières. Pour les cinq premiers mois de l’année 2017, on recense plus d’une douzaine d’affaires, qui concernent dix-neuf personnes (2). Plus largement, les actes de dissuasion et d’intimidation prennent des formes multiples: surveillance, multiplication des contrôles, arrestations, placements en garde à vue, courriers, et perquisitions parfois musclées. Des mesures sont également prises par certaines collectivités locales à l’encontre des associations pour les empêcher de mettre en place leurs actions humanitaires, les obligeant à entamer de fastidieuses contestations en justice (3). La CNCDH s’inquiète de la recrudescence de poursuites visant à empêcher l’expression de la solidarité envers les personnes migrantes Au- delà, c’est le soutien à l’ensemble des personnes étrangères précarisées qui tend à devenir suspect (4)

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L’Italie a signé un accord avec la Libye, le Tchad et le Niger pour contenir l’afflux de migrants

23 mai 2017 à 17h20
Par Jeune Afrique avec AFP

Selon le bilan diffusé lundi par le ministère de l’Intérieur italien, 50 041 migrants sont arrivés sur les côtes italiennes depuis le début de l’année. Un chiffre qui correspond à une hausse de plus de 45% par rapport à la même période l’an passé. Face à cet afflux, l’Italie a signé dimanche un accord avec la Libye, le Tchad et le Niger.

L’Italie a signé dimanche 21 mai un accord avec la Libye, le Tchad et le Niger pour tenter d’endiguer le flux de migrants en renforçant les contrôles aux frontières et en créant de nouveaux centres d’accueil dans les pays africains. Une urgence motivée par ce chiffre : 50 041 migrants sont arrivés sur les côtes italiennes depuis le début de l’année, soit une hausse de plus de 45% par rapport à la même période l’an passé, selon le bilan diffusé lundi par le ministère de l’Intérieur italien.

Réunis ce week-end à Rome, les ministres de l’Intérieur des quatre pays ont convenu de mettre en place des centres au Tchad et au Niger, par lesquels les migrants d’Afrique de l’Ouest transitent pour gagner la Libye et, pour certains, l’Europe.

Selon un communiqué diffusé dimanche par le ministère italien, les nouveaux centres au Tchad et au Niger, de même que ceux déjà en place en Libye, devront être conformes « aux critères humanitaires internationaux ».

« L’Europe est-elle en train d’externaliser le contrôle de ses frontières ? »

Alors que le chef du Haut-commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR), Filippo Grandi, a dénoncé dimanche les conditions de vie « épouvantables » dans les centres de rétention en Libye, la promesse ne convainc pas tout le monde. « Le droit libyen criminalise l’immigration clandestine, alors on ne voit pas bien comment ces centres de réception ne seront pas des centres de rétention », a déclaré lundi à l’AFP Mattia Toaldo, un expert du Conseil européen pour les relations étrangères. « La mise en place de centres de réception au Niger et au Tchad est également douteuse : l’Europe est-elle en train d’externaliser le contrôle de ses frontières ? Et si oui, en échange de quoi ? », a-t-il ajouté.

97% des départs depuis la Libye

Quelque 97% des migrants arrivés cette année sur les côtes italiennes étaient partis de Libye, où les réseaux de passeurs profitent du chaos qui règne depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. Mais l’Union européenne, et en particulier l’Italie, ont entrepris de former et équiper les gardes-côtes libyens pour secourir et intercepter les migrants avant qu’ils ne gagnent les eaux internationales.

Quelque 6 000 candidats à la traversée ont ainsi été ramenés en Libye cette année, tandis qu’au moins 1 244 autres sont morts ou disparus en mer, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

L’impossible suivi psychologique des migrants

Un migrant à Calais, dans le nord de la France. Crédit : Mehdi ChebilPar Leslie Carretero Dernière modification : 01/06/2017

http://www.infomigrants.net/fr/post/3437/l-impossible-suivi-psychologique-des-migrants

Crise d’angoisse, maux de tête, cauchemars… La route de l’exil peut provoquer chez certains migrants des traumatismes et entraîner des dépressions. Des symptômes qui ne s’arrangent pas toujours dans le pays d’arrivée.

C’est un sujet dont on ne parle que très rarement voire jamais : les souffrances psychologiques que connaissent les migrants sur la route de l’exil mais aussi une fois arrivés à destination. Pourtant, les traumatismes sont nombreux et souvent très lourds : maux de tête, terreurs nocturnes, perte de repères spatiaux-temporels, cauchemars, dépression, crise d’angoisse, idées suicidaires… En janvier dernier, un jeune malien de 16 ans s’est suicidé en sautant du huitième étage de son foyer. Ce n’est malheureusement pas un cas isolé.

Tous les psychologues sont unanimes : la prise en charge est primordiale. « Le fait de mettre des mots sur des traumatismes permet d’atténuer les souffrances », assure Sophie Mothiron, psychologue clinicienne spécialisée dans l’interculturalité au sein de l’association toulousaine Palabre, espace interculturel.

A Paris, depuis l’ouverture du centre humanitaire de La Chapelle en novembre dernier, seulement 449 consultations psychologiques ont été délivrées. Un chiffre bien faible au regard des 7 750 personnes qui y ont été hébergées depuis plus de six mois.

>> À lire sur InfoMigrants : La clinique mobile de MSF, soigner les corps et les esprits

Vaincre le tabou

Plusieurs raisons peuvent expliquer l’absence de prise en charge et/ou d’intérêt pour des consultations d’ordre psychologiques. Tout d’abord, comme l’explique Sophie Mothiron, « dans certains pays, la profession de psychologue n’existe pas ou est peu connue ». Dans d’autres, recevoir des soins psychologiques est tabou voire honteux. Il faut alors se présenter, expliquer son métier avant chaque entretien et mettre les patients en confiance. La psychologue précise également toujours qu’elle n’a aucun lien avec la justice ou l’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides) et qu’elle se doit de respecter le secret médical.

Pour quelques-uns, le psychologue est un médecin et délivre donc seulement des médicaments. « La dernière fois, un jeune homme avait de terribles maux de tête, explique Sophie Mothiron. Il m’a demandé de lui donner des médicaments pour ne plus souffrir, pour que ses difficultés disparaissent. Il n’a pas compris tout de suite que sa guérison prendrait du temps et qu’elle passerait par le dialogue ».

Difficile de prendre le temps d’un vrai travail 

L’autre facteur qui ne facilite pas la prise en charge et la guérison est l’absence de suivi. Les migrants sont très souvent en mouvement, ils ne restent qu’un temps en CAO (centre d’accueil et d’orientation) ou en CADA (centre d’accueil pour demandeurs d’asile). Ainsi, une séance avec un psychologue ou un psychiatre est rarement reconduite. Or, « les traumatismes sont tellement grands qu’une séance ne suffit pas », insiste Sophie Mothiron.

>> À lire sur InfoMigrants : La Croix-Rouge distribue des carnets de santé pour les migrants, une action « de santé publique »

Hormis les souffrances vécues dans leur pays d’origine ou sur la route de l’exil, l’isolement dans les pays européens provoque chez les migrants un état dépressif qui peut engendrer un repli sur soi voire des tentations suicidaires. « Pour beaucoup d’entre eux, la France est la patrie des droits de l’Homme. Or, ils se rendent vite compte qu’il n’y a pas de véritable accueil ici. Au contraire, on les met dans une position d’attente », analyse Jean-Pierre Martin, psychiatre consultant pour Médecins du monde (MDM).

Cette situation est une violence supplémentaire qui laisse réapparaître les précédents chocs traumatiques – ce qu’on appelle aussi le syndrome post-traumatique. Dans ce genre de cas, la thérapie nécessite donc du temps avec chacun d’eux. Or, c’est là que le bât blesse. Pour Jean-Pierre Martin, le rôle qu’il peut avoir est de fait limité : « Sans prendre le temps, nous ne pouvons pas faire un réel travail de psychiatrie ou de psychologie mais seulement d’écoute ».

Des structures peu adaptées

De plus, les structures d’accueil pour ce type de consultations et de suivi manquent. Celles qui existent déjà se disent saturées. Le psychiatre de MDM qui reçoit chaque jeudi quatre à cinq migrants préconise de créer des lieux d’accueil adéquat avec un psychologue ou psychiatre présent dans la durée. « Même ceux qui ne présentent pas de troubles – ce qui est très rare – ont besoin d’un suivi prolongé », assure-t-il. Sophie Mothiron est du même avis. Selon elle, il faut développer des dispositifs spécifiques : des petites structures mieux adaptées au public migrant.

D’autant que le personnel médical – médecin et psychologue – n’est pas ou peu formé pour travailler avec cette population. « Toute la politique d’accueil est à revoir, conclut Jean-Pierre Martin. Ce n’est pas une crise migratoire mais une crise des dispositifs d’accueil », conclut-il.

>> Pour plus d’informations sur les pôles santé de Médecins du monde :  http://www.medecinsdumonde.org/fr/ville/paris

Samedi 3 juin JAM à 21h15 – Concert ETHIODA

Concert clôture des Paillotes : JAM Store / Ethioda / DJ Mat

Samedi 3 juin JAM à 21h15 – Concert ETHIODA

Voir adresse JAM et écouter sur :

http://www.lejam.com/concert-cloture-des-paillotes-ethioda-dj-mat/

ce concert n’est pas gratuit, mais la participation est libre.

 

C’est avec enthousiasme que ce groupe a accepté de demander à son public samedi soir 3 juin de signer, derrière les 7 musiciens du groupe Ethioda, une lettre collective au Préfet de l’Hérault visant notamment 5 personnes migrantes du CAO de Montpellier parrainées par le collectif MB34, renvoyées vers l’Italie au titre de la procédure Dublin III, qui n’ont pas pris l’avion pour Rome les 2 et 3 mai dernier et qui sont donc dans un grand néant administratif, très angoissés sur leur sort et leur devenir respectifs.

Le JAM a également donné son accord sur cette demande de soutien collectif.

Le collectif Migrant-e-s Bienvenue 34 /MB34 sera donc présent au JAM samedi soir pour faire signer cette lettre collective et donner à tous ceux qui le souhaitent des renseignements sur MB34, le parrainage de personnes migrantes accueillies à Montpellier, vous proposer de nous rejoindre dans nos actions, etc.

Venez nombreux Samedi soir à ce concert ! Parlez en à vos amis !

Une bonne façon de se retrouver et de joindre l’utile à l’agréable, non ?!

Ethioda réunit 7 musiciens d’horizons divers, touchés en plein cœur par les gammes et rythmes des contrées éthiopiennes.

Avec une bonne dose de transe « Afrobeat » conduite par une partie de l’ancienne section rythmique de Fanga, les cuivres, guitare funky et claviers vintages ajoutent l’aura mélodique au groupe instrumental.

Cultivant une musique jubilatoire et fédératrice, ce collectif d’aventuriers n’a de cesse d’enflammer les scènes et emporter le public dans la transe !

Ethioda présente aujourd’hui son 2ème album « TEZET RESET », disponible en numérique, CD & vinyles. (Gaia Music / Ma Case production). 11 compositions originales, où le jazz éthiopien rencontre les influences du funk, de la jungle et du hip-hop, pour le bonheur de nos oreilles !

Daniel MOREAU : claviers , composition, arrangements – Armel COURRÉE : saxophones – Pascal BOUVIER : trombone – Baptiste CLERC : guitare – Romain DELORME : basse – Eric DURAND : percussions – Samuel DEVAUCHELLE : batterie

Pour ceux qui tiennent la distance : ce concert sera précédé à 20h dun JAM STORE : Ils interprètent les standards du jazz au sein d’un orchestre coloré aux accents atypiques. Tous étudiants au Jam, les huit nouvelles recrues du Jam Store sont conseillées par le pianiste Pierre Coulon-Cerisier.

Pour ceux qui tiennent toujours le choc : le concert Ethioda est suivi de DJ Mat.

Des avions contre le dublinage/ rassemblement du lundi 29 Mai

Midi libre: http://www.midilibre.fr/2017/05/30/montpellier-faire-sa-demande-d-asile-ici,1514483.php

Montpellier : faire sa demande d’asile ici !

Montpellier : faire sa demande d’asile ici !
Des avions en papier qui disent toute la précarité des migrants.

JEAN-MICHEL MART

L e collectif Migrants bienvenue 34 dénonce les réfugiés “dublinés”.

“On demande au préfet à ce que plus personne ne soit dubliné pour que les réfugiés, notamment ceux qui sont à Montpellier, puissent faire leur demande d’asile ici et que la France respecte ses engagements.”

Lundi 29 mai, en fin d’après-midi, devant la préfecture, une partie des membres du collectif Migrants bienvenue 34 s’est une nouvelle fois mobilisée pour dénoncer avec force le sort réservé à de nombreux réfugiés, renvoyés vers l’Italie, la Grèce, la Bulgarie…

La Grèce n’en veut plus

Le règlement européen Dublin suppose en effet que ceux-ci doivent déposer leur demande dans le premier pays européen où ils ont laissé leurs empreintes. Le problème, c’est que la Grèce, par la voix de son ministre de l’Immigration, a prévenu qu’elle n’accepterait plus le retour des migrants “et l’Italie, même si elle ne le dit pas officiellement, est dans le même état d’esprit, témoigne Jean-Baptiste, l’un des bénévoles du collectif. On est d’ailleurs en train de constituer un patrimoine des récits de vie de ces personnes, comment ils sont ballottés. C’est indigne de l’Europe.”

Quant aux arguments juridiques, “le préfet invoque le droit pour dire qu’il ne peut rien faire, reprend Thierry Lerch. Or, il a un pouvoir discrétionnaire d’application de ce règlement. Il a dubliné avant de dédubliner, pour “faire un geste humanitaire”, cinq personnes. De même, on a promis aux Soudanais, Érythréens ou Éthiopiens, pour qu’ils quittent Calais ou Grande-Sainte, qu’ils ne seraient pas dublinés.

Le droit ne peut pas être à géométrie variable.” Et de rappeler que la France s’était engagée à accueillir, en 2015, 30 000 réfugiés, “alors que d’après la Commission européenne, il n’y en a que 3 400. Même Benjamin Griveaux, le porte-parole de La République en marche, a dit que la France doit prendre sa part de migrants en provenance des pays de première arrivée.” Une question de dignité somme toute.

lundi 29 mai 2017 à 17h30 Rassemblement devant la préfecture Place des Martyrs de la Résistance

Venez interpeller le préfet avec des avions en papier (A3 si possible) décorés de STOP DUBLIN

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Réfugiés bien venus

Prendre sa part pour l’accueil des réfugiés

La France en est à peine à plus de 10% de ses engagements

Ils sont moins de 10, entrés par un autre pays européen, qui risquent d’être renvoyés !

Samedi matin, 20 mai 2017, sur France inter, Delphine Simon relatait les propos tenus par Benjamin Griveaux, porte-parole de La république en Marche. Celui-ci indiquait que la France devait « prendre sa part » de réfugiés en provenance des pays de « première arrivée » : la Hongrie, la Grèce et l’Italie. Sur les 30.000 que la France s’était engagée à accueillir en 2015, Benjamin Griveaux précise qu’elle n’en avait accueilli que 6.000. Faux, lui a répondu Delphine Simon : d’après la Commission européenne, la France n’en a accueilli que 3.400 ; les 6.000, ce serait à peu près le nombre de personnes migrantes relocalisées pour toute l’Europe.

Alors oui, Monsieur le Préfet, en acceptant que les quelques demandeurs d’asile qui sont passés par un autre pays, avant d’arriver en France et particulièrement dans l’Hérault, puissent faire leur demande d’asile ici, vous contribuerez à ce que, simplement, la France prenne un peu mieux sa part et respecte ses engagements.

Monsieur le Préfet, l’accord Dublin, qui suppose qu’un demandeur d’asile doit faire sa demande dans le premier pays européen où il a laissé ses empreintes, n’a pas vocation à être appliqué à Montpellier : les quelques réfugiés concernés dans notre département doivent pouvoir déposer leur demande d’asile chez nous !

Tous doivent pouvoir faire leur demande d’asile ICI.

lien vers l’évènement Facebook: pensez à inviter vos amis!

 

 

Réfugiés expulsés d’Europe vers l’Afghanistan

Sans titre

23/05/2017 Réfugiés expulsés d’Europe vers l’Afghanistan

Par Sonia Ghezali

Depuis décembre 2016, l’Allemagne multiplie les reconduites en Afghanistan des réfugiés afghans déboutés du droit d’asile. Les Afghans forment en Allemagne le deuxième groupe de demandeurs d’asile derrière les Syriens. Après la signature le 2 octobre 2016, d’un accord entre l’UE et l’Afghanistan pour renvoyer les réfugiés afghans chez eux, en échange d’une aide financière au développement économique et politique versée aux autorités à Kaboul, Berlin a affiché son intention de renvoyer 12 500 réfugiés afghans dans leur pays. Une décision politique controversée rejetée par cinq Länder sur 16. L’Union européenne affirme que des «zones sûres» existent en Afghanistan. Quelle vie attend ces déboutés du droit d’asile dans leur pays?
Reportage de Sonia Ghezali et de Nazir Afzali.

http://www.rfi.fr/emission/20170523-refugies-expulses-europe-afghanistan-allemagne-droit-asile

Soudan- écouter et voir

Pour écouter les reportages radio, cliquer en haut à droite pour télécharger le MP3

Grand reportage RFI Les voix du monde

10/01/2017 Les monts Nuba, dans la vallée des bombes

Par Anthony Fouchard

Dans une région oubliée, entre le Soudan et le Soudan du Sud, la guerre fait rage. En 2005, après 20 ans de guerre civile, un accord de paix est signé. Il aboutira en 2011 à l’indépendance du Soudan du Sud, devenant ainsi le plus jeune Etat du monde. Mais deux régions, dont les populations se sont battues aux côtés de l’armée populaire de libération du Soudan, restent oubliées des accords de paix : le Nil bleu et le Kordofan du Sud, où se trouvent les Monts Nuba. Depuis 2011, les rebelles ont donc repris les armes et combattent l’armée soudanaise. En représailles, le Soudan (Khartoum) bombarde, civils et combattants sans faire de distinction. Notre envoyé spécial, Anthony Fouchard a pu se rendre dans cette zone extrêmement difficile d’accès.

http://m.rfi.fr/emission/20170110-soudan-nuba-vallee-bombes-guerre-civile-nil-kordofan

France 24 – reportage en images – Soudan: dans les Monts Nuba, la guerre oubliée

reportage soudan

Dernière modification : 10/01/2017 Par Anthony FOUCHARD

Les monts Nuba, situés entre le Soudan et le Soudan du Sud, ne font pas partie des accords de paix signés entre les deux Soudan en 2005. Depuis six ans, des rebelles ont donc repris les armes pour réclamer l’autonomie de leur région. La zone étant riche en pétrole, Khartoum est bien décidée à la garder dans son giron. Résultat : son armée bombarde aveuglement combattants et civils. Notre envoyé spécial Anthony Fouchard a pu se rendre sur place.

Une émission préparée par Patrick Lovett et Elom Toble . Nos invités Jonathan PEDNEAULT Chercheur auprès de la division Afrique de Human Rights Watch pour le Soudan du Sudhttp://m.france24.com/fr/20170110-soudan-sud-conflit-monts-nuba-bombardement-civiles-ONG-crimes-guerre

Pour les monts Nuba, voir aussi ce lien MSF : http://www.msf.fr/pays/soudan

ils sont la bas, ils ont été bombardés 2 fois. il y a beaucoup d’articles en marge en lien avec ce sujet et de témoignages

M. Philippe Saurel, accordez le tarif social de la TaM aux demandeurs d’asile !

Signer la Pétition en ligne

Depuis 2016, le Collectif Migrants Bienvenue 34 et les signataires revendiquent l’application du tarif social de la TaM (soit 3.40€ par mois) aux demandeurs d’asile de la métropole étant donnés la précarité de leur situation et la faiblesse de leurs revenus.
Ci-dessous, voici le corps de la lettre envoyée le 11 mai à Monsieur Philippe Saurel, restée sans réponse à ce jour. Nous vous appelons donc, citoyens, citoyennes, à signer cette pétition pour appuyer notre demande.

Monsieur le Président de l’agglomération,
Depuis octobre 2016, des hommes, des femmes et des enfants de divers pays souhaitant bénéficier du droit d’asile en France, sont hébergés à Montpellier dans 2 types de structures : CAO et CADA.

Le CAO de la rue Marconi héberge dans des préfabriqués posés sur un parking environ 90 jeunes hommes arrivés de Calais ou de Paris, en attente d’instruction de leur demande d’asile. Le CADA de la rue du Moulin de Semalen abrite 90 personnes : célibataires et familles avec bébés, enfants, adolescents ayant déposé leur demande d’asile, suivie, en cas de refus de l’OFPRA, d’un recours à la CNDA, soit une durée de séjour moyenne de 9 mois.

Deux autres CADA hébergent en logement « diffus » sur Montpellier l’un 75 et l’autre 120 personnes. D’autres personnes encore se logent comme elles peuvent (ou dorment à la rue) faute de place dans ces lieux dédiés.
Ces personnes, traumatisées par les circonstances tragiques de leur fuite de leur pays d’origine, par les péripéties de leur voyage et les conditions de leur séjour en France, sont maintenues dans une situation d’attente et d’isolement social plus ou moins longue. Elles doivent néanmoins se déplacer fréquemment pour de multiples démarches administratives, de santé, de nourriture et des nécessités de la vie courante, ainsi que de l’apprentissage du français.

Or, les indemnités (ADA= aide aux demandeurs d’asile) qu’elles perçoivent sont, à titre d’exemple : pour un célibataire en CAO ou CADA : 6,80 euros/jour (204 euros/mois) pour une famille de 4 personnes : 13,60 euros/jour (408 euros/mois) Ce qui est très insuffisant pour assurer le minimum vital. Ce sont leurs seuls revenus, leur statut leur interdisant de travailler. Ces personnes ne peuvent donc pas s’acquitter d’un abonnement de transport de 48 euros/mois et rien n’est prévu pour leurs déplacements.

Du fait de leur faible connaissance de la langue française, elles s’exposent de surcroît à des confrontations avec les agents de la société chargée du contrôle des billets à la TAM, qui se sont déjà révélées préjudiciables.

Il nous paraît discriminatoire que le tarif social de la TAM, soit 3,40 euros/mois, destiné à venir en aide aux personnes précarisées, ne soit pas appliqué aux personnes en cours de demande d’asile, étant donné la faiblesse de leur revenu. Nous invoquons ici les principes d’accueil, d’humanité et d’égalité de traitement envers des personnes en grave difficulté, dont l’errance dure parfois depuis plusieurs années.

Dans ce but, nous sollicitons de votre part, Monsieur le Président, une entrevue dans les meilleurs délais.

En l’absence de réponse sous 10 jours, nous serons contraints de convoquer une conférence de presse.

Salutations solidaires,

SIGNATAIRES : Migrant-e-s Bienvenue 34, Ensemble 34, NPA 34, Sud Education 34, RESF Montpellier, Ligue des Droits de l’Homme Montpellier, MRAP Montpellier, Médecin du Monde Languedoc-Roussillon, Coordination des Groupes Anarchistes, l’AMI des Hauts Cantons, AREA

Cette pétition sera remise à:

  • Président de Montpellier Méditerranée Métropole
    Philippe Saurel
  • Vice-président de la Commission Transports
    Jean-Luc Meyssonnier

A Paris, de plus en plus de migrants afghans arrivent depuis l’Allemagne

Paris (AFP) 12.05.2017 – 09:05
Des migrants durant l’évacuation le 9 mai 2017 du campement illicite installé Porte de la Chapelle à Paris – AFP/Archives

C’est un phénomène qui monte depuis quelques mois: de plus en plus d’Afghans déboutés de leur demande d’asile en Allemagne arrivent en France, « épuisés » et en bout de parcours migratoire.

Mardi à Paris, un peu plus de 1.600 migrants qui campaient porte de la Chapelle ont été évacués de leurs tentes insalubres. Parmi eux, des Soudanais, des Erythréens, mais aussi beaucoup d’Afghans, passés par le nord de l’Europe. « On a des gens déboutés d’Allemagne qui viennent aujourd’hui en France », a expliqué à l’AFP la ministre du Logement Emmanuelle Cosse.

Lire l’article du Courrier International

AFP/Archives

Participation de MB34 à la grande parade métèque…venez nombreux !

 Métropolitain du 02/05/2017

Montpellier : première grande parade métèque à Figuerolles

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La grande parade métèque dans le quartier de Figuerolles.

ASSOCIATIONS. La grande parade métèque est un événement festif, participatif, artistique et citoyen pour fêter notre joie de vivre dans un pays riche de populations d’origines et de cultures diverses. La première grande parade métèque montpelliéraine qui se prépare depuis plusieurs mois à l’initiative d’un collectif d’associations, d’artistes et d’habitants coordonné par l’association Ademass, et aura lieu le samedi 13 mai prochain, de 14h à 22h au parc de la Guirlande, dans le quartier de la cité Gély, au faubourg de Figuerolles.

« La grande parade métèque est un événement festif, culturel, populaire, et participatif, pour célébrer notre fierté de vivre dans un pays riche de populations de cultures et d’origines diverses, pour porter un regard positif sur l’immigration, les rencontres et les mixités. C’est un événement citoyen et artistique, organisé autour d’un village éphémère (stands associatifs, ateliers, représentations, etc) et d’un temps de déambulation pour parader en couleurs sous la bannière commune de la diversité. En amont de cet événement, l’organisation d’ateliers, de rencontres et de cafés permet d’ouvrir des espaces mixtes de paroles, de création et de réflexion autour du vivre-ensemble, de la diversité, de l’identité et des migrations », explique une responsable d’Ademass.

Projet né il y a quatre ans

Ce projet est né il y a 4 ans aux Lilas à l’initiative d’artistes et de citoyens désireux de promouvoir un discours positif sur les migrations et la diversité culturelle, réunit dans le collectif 1 sur 4. En 2017, une charte commune a été rédigée afin de permettre la création d’autres parades métèques autonomes, sur d’autres territoires, partageant les mêmes valeurs et objectifs. L’association Ademass, Association montpelliéraine pour le développement des mixités artistiques et sociales et des solidarités, et partenaire du collectif 1 sur 4, a initié et coordonne la mise en place de la première grande parade métèque Montpelliéraine.

Le Programme

14h-17h : Village métèque : Théâtre forum + Stands associatifs + Projection de court-métrages + Expositions + Ateliers de préparation de la parade (création de masque, d’une flashmob, etc) + Jeux + Coin enfants + Coin détente. Il y en aura pour tous les goûts et pour tous les âges.

17h-18h : La parade : Déambulation colorée, rythmée et costumée dans les rues de Montpellier pour clamer, chanter, danser, chacun à sa manière, sa fierté de vivre dans un pays riche de populations de cultures et d’origines diverses.

18h-22h : Le bal : Concerts -scène ouverte et jam session-, fanfare, buvette et stands cuisine du monde.

Pratique : https://www.facebook.com/events/1306543662764287/

assoademass.wixsite.com/ademass/la-grande-parade

http://www.lagrandeparademeteque.org/

« Vivre des temps partagés où s’éprouve le plaisir d’être ensemble, de recréer un corps social à la fois physique et symbolique, “d’expérimenter” notre histoire et notre actualité avec un regard bienveillant sur nos diversités, de fêter nos différences, nos origines, nos cultures, d’exprimer notre fierté d’être citoyen d’une société composée » Extrait de la charte de la grande parade métèque.

Café Métèque ce vendredi

En amont de cette première grande parade publique, un Café Métèque est organisé ce vendredi 5 mai, de 16h à 22h, à La Gerbe, 19 rue Chaptal, à Montpellier. Un « atelier métèque », c’est un espace de construction pour venir fabriquer son masque, construire son char, écrire une pancarte … et une occasion de se rencontrer en vue de l’organisation de la grande parade métèque. Chacun amène un peu de matériel, son imagination et sa bonne humeur.

Organisé dans le cadre du 2e « Rêvélo » en partenariat avec DynamOve, Les p’tits débrouillards, et Vélocité, cet atelier métèque sera l’occasion de customiser son vélo pour la grande parade.

Un collectif

Lassociation Ademass coordonne cette première Grande Parade Métèque en partenariat avec un collectif d’associations, d’artistes et d’habitants. L’un des objectifs de ce projet est que chaque personne, habitant, ou structure qui souhaite participer puisse trouver dans le village ou la parade un espace d’expression autour de cette thématique, en proposant différentes manières de s’impliquer individuellement et collectivement.

Pour fédérer autour de ce projet, des temps de rencontre et de préparation sont organisés en amont de l’événement : les « Cafés-métèques ». Temps d’échanges entre citoyens, artistes et associations d’un territoire, leur but est d’inscrire la Grande Parade Métèque dans un temps plus long que celui du seul événementiel. Ces cafés métèques sont un outil de mobilisation et un levier de participation citoyenne fondamentale dans ce projet.

« Créer des espaces d’expression »

Pourquoi cette grande parade et ces cafés métèques ? « Parce que nous vivons une époque où les cloisonnements et les peurs créent de nouvelles frontières entre « nous » et « les autres », alors même que nous sommes tous l’étranger de l’autre. Parce que la question de la migration, celle de l’identité et de la différence sont au coeur du débat public et des valeurs de la société que nous souhaitons construire ensemble, il apparaît fondamental de créer des espaces d’expression et d’échanges autour de ces enjeux, des espaces de faire et de dire-ensemble pour recréer du sens collectivement, participer à la production d’un imaginaire commun porteur des valeurs de solidarité, d’hospitalité et de tolérance. Parce que nous sommes tous des oiseaux migrateurs, que notre histoire commune est faite de voyages, de rencontres et de mélanges, parce que notre culture est riche de sa diversité, parce que l’immigration est une chance… Bref, parce que nous sommes tous un peu métèques », explique une responsable d’Ademass.

Les structures et associations partenaires sont : Cie les nuits partagées, Singa, Dynamove, Amnesty International, Librairie scrupule, Youmond, Radio Campus, Pause-Culture, les Ateliers Ludosophiques, Le théâtre de la Vista, la Friche de Mimi, HF égalité, AMAP-pop, La Boutique d’écriture, La Maison pour tous Joseph Ricôme, La Maison pour tous Albertine Sarazin, Le collectif Migrant bienvenue, La Petite Fabrique à voix, Le collectif Un sur Quatre, Pep’s, La Coco-Fanfare, Batuccada La Battante, Chorale Cri du choeur, Les conseils citoyens Gély et Figuerolles, la Gerbe, les Chasseurs de Vide, les Géants du Sud, de nombreux artistes et musiciens du quartier et de Montpellier…Images intégrées 3

Entre la France et l’Italie, l’ombre d’une nouvelle « jungle »

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http://info.arte.tv/fr/entre-la-france-et-litalie-lombre-dune-nouvelle-jungle

Fin 2015, la France a rétabli le contrôle à sa frontière avec l’Italie. L’objectif affiché : renforcer la sécurité sur le territoire et lutter contre le terrorisme. Depuis lors, les migrants qui tentent de passer en France sont systématiquement arrêtés et renvoyés en Italie. La ville de Vintimille, côté italien, subit directement les conséquences de ces pratiques : des centaines de migrants y sont bloqués et vivent dans des conditions extrêmement difficiles.

Episode 1 : Vintimille, un Calais italien ?

Les habitants de Vintimille, petite ville italienne accrochée à la frontière française, ont toujours vu passer les exilés. Mais depuis que la France a fermé ses portes, les migrants ne se contentent plus de faire étape : ils restent. Bloqués côté italien, près d’un millier d’entre eux attendent de pouvoir traverser. Un camp a été construit par l’Etat italien mais beaucoup évitent de s’y rendre, par peur de devoir laisser leurs empreintes. Ceux-là dorment dans les rues, et sans les associations qui leur distribuent à manger, ils ne pourraient pas tenir. Une situation critique qui crée aussi des frustrations parmi la population locale.

 

 

Episode 2 : Traverser la frontière à ses risques et périls

Depuis que l’espace Schengen existe, on aurait presque perdu l’habitude des contrôles aux frontières. Mais pour traverser celle qui sépare la France de l’Italie, il faut bien souvent passer des barrages et ouvrir le coffre de sa voiture. La police, la gendarmerie et des militaires de l’opération Sentinelle veillent à ce que les migrants ne puissent pas entrer en France. Ceux qui tentent de prendre le train sont traqués : la police fouille tous les wagons, à chaque arrêt entre Menton et Nice. Mais beaucoup de migrants veulent coûte que coûte atteindre la France. Toutes les nuits, ils risquent leur vie sur des sentiers de montagne entre les deux pays.

 

Episode 3 : Demander l’asile, mission presque impossible

 

Après avoir traversé la frontière, la plupart des migrants sont arrêtés par la police française sans avoir eu le temps de passer par la case demande d’asile. Mais ces pratiques sont dénoncées depuis plusieurs mois par des citoyens et associations de la région, qui rappellent que la demande d’asile est un droit. Depuis que le préfet des Alpes-Maritimes a été condamné par le tribunal administratif de Nice pour « atteinte grave au droit d’asile« , la situation commence doucement à évoluer. Cédric Herrou et les autres membres de l’association « Roya citoyenne » continuent de se battre « pour que l’Etat français respecte la loi« .

 

Procès de citoyens solidaires, La Roya, 16 mai 2017

Le 16 mai il y aura le procès des 4 solidaires de la Roya au Palais de Justice de Nice a 13h et pour lequel Citoyens Solidaires 06 et 
toutes les associations appellent à la mobilisation et le 19 mai, à Nice à 8h30 c'est le délibéré du procès de Francesca.
http://citoyenssolidaires06.com/?p=576

Françoise Gogois, René Dahon, Gibi et Dan arrêtés à Sospel

4 nouveaux citoyens ont été arrêtés vendredi 6 janvier 2017 vers 17h et placés en garde à vue à Sospel puis libérés après 24h éprouvantes. Leur procès se tiendra le 16 mai 2017 à 13h30 au TGI de Nice

https://i2.wp.com/upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/23/Sospel_Bridge_1.jpg/640px-Sospel_Bridge_1.jpg?w=700&ssl=1

À Sospel, petit village situé entre Nice et la vallée de la Roya, un dispositif hallucinant mêlant armée, police et gendarmerie a été mis en place. Imaginez 70 hommes de l’armée – la fameuse force sentinelle -, 30 gendarmes en poste fixe au village, les gendarmes mobiles à différents points de contrôle aux 4 coins du village et environ 10 policiers nationaux pour un village d’un peu moins de 3800 habitants. Ces effectifs augmentent quand il y a une opération particulière, les chasseurs alpins et parfois la légion étrangère parcourent alors les chemins de randonnée et contrôlent chaque train, souvent même les bus. Il semblerait que l’armée dispose même d’un drone…

Communiqué de presse de Roya citoyenne  Le 8/1/2017

Ce vendredi 6 janvier, le jour même où la justice décide de relaxer Pierre-Alain Manonni pour avoir convoyé trois réfugiées, quatre autres citoyens solidaires sont interpellés entre Breil et Sospel et maintenus 24 h en garde à vue.
Françoise Gogois, René Dahon, Gérard Bonnet, et Dan Oudin, cherchaient simplement à déplacer six jeunes réfugiés vers d’autres lieux d’hébergements privés présentant des conditions d’accueil dignes et sécurisées.
Rappelons que le Procureur de la République, lors du procès de Cédric Herrou, lui a reproché, entre autres, de « loger des réfugiés dans des conditions indignes », car ils étaient sous des tentes ou des caravanes.  Cette action allait dans le sens même de ce que demande le Procureur.
Rappelons aussi que:
– les hébergeurs bénévoles de la Roya sont débordés par l’arrivée de plusieurs dizaines de réfugiés par semaine ;
– la reconduite à la frontière est toujours de mise ;
– les accueils en foyer de l’enfance sont saturés, car insuffisants et inadaptés.
Ce même Procureur a par ailleurs fait appel de la décision de justice concernant Pierre-Alain, refusant ainsi toute indulgence pour la solidarité citoyenne.
La chasse au faciès et aux citoyens solidaires continue donc, malgré la relaxe prononcée.
Cette dernière met en colère M. Estrosi, et l’amène à insulter la justice de notre pays. Nous lui rappelons que « l’insulte aux forces de l’ordre » est bien plutôt le fait de ceux qui utilisent ces forces de l’ordre pour traquer sans relâche les réfugiés, les mettant en danger, alors même que la vocation des policiers et gendarmes est de protéger les personnes, quelle que soit leur origine ou couleur de peau. Le malaise des forces de police, et notamment de gendarmerie, est de plus en plus évident face à cette politique décidée par des pouvoirs publics qui n’ont rien vu, rien entendu et rien compris de ce que vivent les réfugiés et les populations de nos vallées. Avec une faible partie du coût de cet immense déploiement de forces répressives, on pourrait largement accueillir dignement les quelques centaines de réfugiés qui souhaitent transiter par nos vallées.

Combien de temps, combien de souffrances ou même de morts, notamment pendant les froids de cet hiver, combien d’arrestations de citoyens solidaires faudra-t-il pour que les pouvoirs publics prennent les mesures nécessaires de protection de ces femmes, hommes et enfants ?

Nous appelons encore une fois à un soutien sans faille de tous les citoyens solidaires, et à leur présence massive lors du procès de

Françoise GOGOIS, René DAHON, Gérard BONNET (dit Gibi), et Dan OUDIN,
Poursuivis pour aide à l’entrée ou au séjour irréguliers
(sur la base du Ceseda Art. L 622-1 et L-622-3)

Le MARDI 16 MAI 13H30 près du Tribunal de Grande Instance de Nice.

Rassemblement 2 Mai devant la préfecture /La presse en parle

Montpellier : mobilisation devant la préfecture pour sept « dublinés »

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SOLIDARITÉ.Une trentaine de sympathisants du collectif Migrant-e-s Bienvenue 34 étaient rassemblées devant la préfecture ce mardi afin de demander l’arrêt de la procédure de « dublinage » des personnes migrantes demandant l’asile à Montpellier. Sept d’entre eux se sont vues confirmer leur renvoi vers l’Italie dans les jours qui viennent. Au risque d’une expulsion vers leur pays d’origine.

Le règlement Dublin III prévoit qu’un demandeur d’asile fasse sa demande dans le pays par lequel il est entré et contrôlé dans l’Union Européenne. Comme une épée de Damoclès pesant sur leur tête car beaucoup n’y restent pas. « En France, les migrants n’arrivent pas en Montgolfière ou en voilier au port de La Rochelle. Il est clair que l’on est beaucoup moins exposé que les pays comme l’Italie, la Grèce, l’Espagne, les routes des Balkans… et que ces routes se ferment. Les migrants prennent de plus en plus de risques pour passer » rappelle Nathalie, membre du collectif Migrant-e-s Bienvenue 34.

Une trentaine de personnes arrivées au CAO de Montpellier en novembre dernier étaient concernées par cette procédure Dublin III. La plupart ont été « dédublinés » et ont pu déposer leur demande d’asile en France : « Elle aboutira ou pas selon que l’Office Français des Réfugiés estimera qu’ils remplissent les critères des demandeurs d’asile. Mais en tout cas, ils ont la garantie que leur dossier sera examiné sérieusement et en attendant ils sont pris en charge par les structures » explique Nathalie. Pour autant, sept personnes du CAO sont encore concernées dont trois devant prendre l’avion demain matin à 6h et un qui devait embarquer ce matin mais qui pour des raisons médicales a vu son départ reporté en juin.

Arrêt de la procédure demandée

Une délégation menée par Thierry Lerch du collectif Migrant-e-s Bienvenue 34 a été reçue en préfecture, afin de demander aux autorités l’arrêt de la procédure. « Suite aux mobilisations précédentes, ils avaient accepté les demandes d’asiles de plusieurs « dublinés », aujourd’hui ils doivent accepter la loi sinon ils vont se faire taper sur les doigts. Ils nous disent qu’ils ne peuvent pas aller plus loin ». Détaille t-il à l’assistance émue et peinée par cette logique administrative au détriment de l’humain.

La préfecture a assuré à la délégation que les demandes d’asile seront traitées et acceptées en Italie. Inquiet, Thierry Lerch a transmis « les papiers comme quoi l’Italie avaient été poursuivies pour non seulement ne pas accepter correctement les réfugiés mais aussi pour les expédier au Soudan dans des conditions totalement inadmissibles. Ils sont restés totalement sourds à notre position ».

Derrière les chiffres, Hamdan

Avec deux collègues, Guillaume Bonnefont, journaliste-photographe à la Gazette de Montpellier, a parrainé deux Soudanais dont Hamdan devant être renvoyé en Italie demain matin : « Hamdan a été tasé en Italie pour qu’on le force à laisser ses empreintes donc il a été un peu traumatisé par l’Italie. Il a tout sauf envie de repartir là-bas. D’autant plus que l’on sait que là bas il y a des décrets qui sont en train de sortir afin d’accélérer la procédure pour rentrer chez eux. On demande juste à ce qu’il reste en France et qu’il fasse sa demande d’asile ici ».

Guillaume Bonnefont raconte qu’Hamdan ne dort plus depuis plusieurs jours : « Il a peur de repartir en Italie. Surtout, il y a une espèce d’injustice. Tous les autres ont été « dédublinés » et peuvent demander leur asile ici. Lui avec six autres personnes on leur demande de repartir. Ils ne comprennent pas et sont inquiets ».

Les larmes de Lucile Pinault, autre marraine d’Hamdan, à l’annonce de la décision de la préfecture montre les relations décrites par Guillaume Bonnefont : « On rencontrent des humains qui n’ont qu’une envie c’est de s’intégrer, qui sont pleins de bonne volonté et qui n’ont qu’une envie c’est d’apprendre le français. Dès qu’on leur propose de faire quelque chose, ils sont d’accords, ils ne demandent rien de plus que d’être avec nous. C’est une histoire qui commence par un déclic dans la tête et ça finit par un vrai attachement à des gens ».

La menace d’une expulsion au Soudan

Le collectif est particulièrement inquiet que l’Italie rejette les demandes d’asiles et expulsent les quatre migrants au Soudan. Le pays, qu’ils ont fuit car menacés de mort, est encore aujourd’hui dans le Sud en proie à la guerre civile. Nathalie, explique la situation particulière de notre voisin Transalpin : « En 2016, l’Italie a reçu 180 000 personnes, elle ne peut pas gérer ça toute seule. Le pays s’est fait taper sur les doigts parce qu’elle laissait passer 60% des gens. Elle les prend sous la contrainte en leur disant qu’ils ne pourront sortir des centres ou des commissariats que lorsqu’ils ont donné leurs empreintes et ensuite on leur dit qu’ils ont sept jours pour quitter le territoire italien. C’est ce qui ressort dans de plus en plus de récits que l’on recueille un par un et c’est quasiment constant ».

Nathalie ne blâme néanmoins pas l’Italie mais regrette un abandon général : « Les Italiens font ce qu’ils peuvent et se plaignent de cette absence de solidarité européenne. Après la mort du petit Aylan sur une plage grecque, la communauté européenne avait promis de relocaliser et répartir sur l’ensemble de l’Europe les demandeurs d’asile. La France avait promis d’en accueillir 30 000 en deux ans entre septembre 2015 et septembre 2017. Au bout d’un an on en n’avait même pas accueilli 4 000 en relocalisation. Et c’est la même chose en Grèce où les gens croupissent dans des camps en attendant que l’Europe les extraits ».

De manière ubuesque, l’Europe a parfaitement conscience de la situation puisque raconte Nathalie : « Il y a eu un arrêt de la cour européenne des droits de l’homme qui a condamné la Suisse, pour le « dublinage » d’une famille vers l’Italie alors qu’ils n’avaient aucune certitude d’être pris en charge, d’avoir les enfants scolarisés, d’être aidés pour un logement… C’était il y a plus d’un an et demi et la cour européenne avait émis de sérieux doutes sur la capacité de l’Italie à faire face sans la solidarité des autres pays européens à cette prise en charge ».

Hamdan et ses six compagnons sont désormais pris au piège de l’administration européenne et française. Un mécanisme froid que résume bien Nathalie : « Dès lors qu’ils vont ailleurs, puisqu’ils ne sont pas désirés en Italie, on leur dit vous êtes rentrés en Italie, vous repartez en Italie. C’est terrible pour ces gens qui ont déjà vécu le pire dans le pays qu’ils ont fuit, le pire pour arriver jusqu’en Italie et qu’ensuite on renvoie à la case départ ».

Le collectif Migrant-e-s Bienvenue 34 compte bien poursuivre et intensifier la mobilisation en espérant pouvoir changer le sort des sept « dublinés » . Le temps et l’administration jouent désormais contre eux.

  • Midi Libre3.05017midilibre

 

COMMUNIQUÉ DU 3 MAI 2017

3 maiMB34-Non au dublinage
A la préfecture, à la presse et aux organisations du mouvement social
Monsieur le Préfet de l’Hérault,
Les 7 demandeurs d’asile que vous voulez renvoyer en Italie doivent pouvoir rester en France pour déposer leur demande.
Nous étions 80 rassemblés devant la préfecture, ce mardi midi 02 mai, pour le demander. La délégation qui a été reçue et qui a remis la pétition « Non aux renvois Dublin des réfugiés du CAO de Montpellier », signée par 1 200 personnes, s’est vue opposer un refus de votre part.
Parce que tous les migrants, passés par l’Italie, ont témoigné des maltraitances qu’ils ont subies ;
Parce qu’après avoir pris leurs empreintes de force, les autorités italiennes ont refusé
d’enregistrer leur demande d’asile ;
Parce que l’Italie est poursuivie pour avoir forcé le retour dans leur pays de 5 autres soudanais ;
Parce qu’ils ne peuvent pas retourner au Soudan et qu’ils ont déjà largement assez souffert du voyage et du périple européen ;
Parce que renvoyer ces 7 soudanais « montpelliérains » dans leur pays en guerre, où sévit la famine, c’est les condamner ;
Parce qu’ils ont tous commencé à s’intégrer ici, à Montpellier, et à apprendre le français ;
Parce que plus de 130 bénévoles se sont proposés pour les aider, et partager avec eux des
moments de vie et de loisirs ;
Parce que c’est ici que sont maintenant réunies les meilleures conditions pour faire une demande d’asile ;

Au nom du DEVOIR de la France à accorder l’asile,
Nous demandons au Préfet de l’Hérault d’accepter de prendre en compte ces demandes d’asile.
Nous appelons toutes celles et tous ceux, indigné-e-s par cette situation, à signer la pétition
http://www.change.org/o/migrants_bienvenue_34, à rejoindre le collectif « Migrants Bienvenus 34», et à participer aux prochaines mobilisations de solidarité.

Notre solidarité de connaît pas de frontières !
Le collectif Migrant-e-s Bienvenue 34

http://www.collectifmigrantsbienvenue34.wordpress.com
migrants.bienvenue34@riseup.net

Pétition adressée à Monsieur le Préfet de l’Hérault

https://www.change.org/p/m-le-pr%C3%A9fet-de-l-h%C3%A9rault-non-aux-renvois-dublin-des-r%C3%A9fugi%C3%A9s-du-cao-de-montpellier?recruiter=105425470&utm_source=share_petition&utm_medium=facebook&utm_campaign=share_facebook_responsive&utm_term=des-lg-share_petition-custom_msg

NON aux renvois Dublin des réfugiés du CAO de Montpellier

Lors du démantèlement du camp de Calais et des campements de Paris, plusieurs milliers de réfugiés ont accepté de partir en bus vers les Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO) en faisant confiance aux promesses de M Cazeneuve selon lesquelles toute personne « dublinée » (c’est-à-dire ayant donné ses empreintes, généralement de force, dans un autre pays européen)  ne serait pas renvoyée dans ce pays et pourrait demander l’asile en France.

La réglementation Dublin stipule que c’est tout à fait possible et légal de permettre à un réfugié de demander l’asile dans le pays de son choix, il y a une clause humanitaire et une clause discrétionnaire à ce sujet.

L’OFPRA (Office Français pour la Protection des Réfugiés et Apatrides) a confirmé cette promesse aux diverses communautés de la Jungle de Calais. Cette promesse a aussi été clairement  et encore plus fortement réitérée au moment du démantèlement de la Jungle fin octobre 2016.

A Montpellier, de nombreux demandeurs d’asile du CAO ont été ou vont être convoqués en préfecture pour se voir signifier une série de notifications traumatisantes pour les demandeurs d’asile :

  • Avis de renvois dans les pays dit Dublin, souvent des pays connus pour leurs violences et autres maltraitances – tels la Bulgarie, la Hongrie ou la Grèce -, ou alors pour leur impossibilité de se refaire une nouvelle vie – telle l’Italie, où les réfugiés statutaires ne trouvent ni travail ni logement ni aide pour commencer leur nouvelle vie -, ou encore des pays d’où ils sont certains d’être renvoyés dans le pays d’origine, telle la Norvège qui renvoie en Afghanistan ;
  •  Assignation à résidence jusqu’à 45 jours avec obligation de pointer à la gendarmerie plusieurs fois par semaine ;
  • Conduite à l’aéroport, souvent menotté/e entre deux policiers avec  intimidation et menace d’envoi en centre de rétention si le demandeur d’asile n’obtempère pas.

M. Le Roux, ministre de l’Intérieur, a pourtant réaffirmé lors de sa visite au CAO de Cancale ce 14 janvier qu’il n’y aurait « pas de transfert sous la contrainte et que les engagements pris seraient tenus ».

Nous, bénévoles ou simples citoyens,  sommes scandalisés de la manière dont notre pays traite des êtres humains qui ont déjà tant souffert et ne demandent qu’une chose : pouvoir demander l’asile en France, sans promesse trahie, afin de pouvoir commencer une nouvelle vie.

Nous demandons au préfet de l’Hérault :

  • l’annulation des renvois, assignations à résidence, et départs prévus ou en cours pour tous les « dublinés » de Calais ou d’ailleurs. L’ensemble des dossiers des « dublinés » doit être traité de la même manière.
  •  le respect des promesses de Monsieur Cazeneuve et Monsieur Le Roux afin de permettre a tous les demandeurs d’asile désireux de rester en France de déposer cette demande  rapidement, selon leur souhait clairement exprimé et selon leur droit.
Cette pétition sera remise à:

  • M. le Préfet de l’Hérault

Migrants Bienvenue 34 a lancé cette pétition avec seulement une signature au départ et il y a maintenant 1 215 signataires.

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M. le Préfet de l’Hérault: NON aux renvois Dublin des réfugiés du…

 

Important – Mardi 2 mai à 12h30 – Rassemblement préfecture

Le collectif Bienvenue Migrant-e-s 34 appelle à un rassemblement plus important encore que le précédent, le mardi 2 mai à 12h30 devant la préfecture pour exiger du préfet l’arrêt des procédures de “dublinage” (expulsion vers un autre pays européen) des personnes migrantes demandant l’asile à Montpellier.

Notre mobilisation du 5 avril avait donné lieu au « dédublinage » de quelques personnes.

Amplifions la lutte ! Pour le droit à l’asile dans le pays de son choix ! Pour le droit de vivre et de s’installer là où chacun le souhaite ! Solidarité !

Lettre à la préfecture du 27/04/2017 pour demander de stopper le renvoi de 4 amis du CAO prévu la semaine prochaine

 de Migrants-e-s Bienvenue 34

Montpellier le 26 avril 2017,

Monsieur le Préfet Pierre Pouëssel,

Nous avons été reçus par vos services, le 5 avril dernier, dans le cadre de notre action collective citoyenne de soutien aux migrants arrivés jusque dans l’Hérault.

Nous vous avons fait part, à cette occasion, de notre demande de vous voir faire usage de votre pouvoir d’appréciation pour stopper les renvois de migrants vers d’autres pays européens (principalement l’Italie) en vertu du règlement Dublin III.

Vos services nous ont informés le lendemain que les dossiers de deux soudanais résidents au CAO de Montpellier avaient été reconsidérés et qu’ils étaient « dé-dublinés ». Nous avons appris quelques jours plus tard que les dossiers de quatre autres demandeurs d’asile du CAO avaient fait l’objet d’un réexamen ayant abouti à une résultat similaire. Nous nous en sommes réjouis collectivement.

Aujourd’hui, les « parrains / marraines » de Messieurs Abbas Mohamed,Babikir Mohamed, Hamdan Hessan et Abdalrazeg Babo nous informent que ces jeunes hommes soudanais se sont vus remettre des billets d’avion pour quitter Montpellier vers l’Italie, respectivement les 2 et 3 mai prochain.

Nous ne pouvons admettre cela et nous nous permettons donc de vous interpeller à nouveau.

Il se confirme en effet, chaque jour davantage, que l’Italie – pour laquelle la Cour Européenne des droits de l’Homme avait déjà émis, dans un arrêt de novembre 2014 « de sérieux doutes quant aux capacités actuelles du système » –, ne parvient pas à gérer le traitement de toutes les demandes d’asile des réfugiés qui arrivent sur ses côtes, que ce soit en premier rang, ou bien suite aux renvois Dublin pratiqués par ses partenaires européens, ou bien encore pour relocaliser les personnes en hot-spots comme il avait été promis par l’UE, peu solidaire comme le relèvent à juste titre les autorités italiennes.

En tant que Préfet de notre département, vous n’ignorez pas que l’Italie ne fait pas face à ses obligations internationales s’agissant de très nombreux migrants qui sont arrivés en Europe ces derniers mois via son sol :

d’une part, en obtenant de force, sous la contrainte psychologique et parfois avec violences physiques, leurs empreintes et alimenter ainsi le fichier Eurodac comme l’y contraint l’Europe,

d’autre part, en s’abstenant d’examiner leurs cas individuels, en les laissant livrés à eux-mêmes avec pour seule injonction de quitter le territoire italien sous 7 jours pour aller où bon leur semble,

enfin, lorsqu’ils lui sont renvoyés en vertu de Dublin III, en procédant à des expulsions collectives, pourtant interdites par les textes internationaux.

Les récits qui nous sont livrés par nos filleuls sur ce qui leur est arrivé, une fois posé le pied en Italie, se succèdent et concordent : prise d’empreintes forcées dans des conditions extrêmement menaçantes , voire sous les coups, puis abandon total dans la rue, avec ordre de partir d’Italie sous 7 jours.

Ces jeunes gens, qui font confiance à la France, qui nous racontent les terribles périples qui les ont conduits jusqu’à nous, à qui nous exprimons quotidiennement notre solidarité et notre empathie, savent qu’ils risquent la torture, la prison, la mort, s’ils sont réexpédiés en Italie (un leurre !) avant d’être renvoyés vers le pays qu’ils ont fui.

En parfait écho avec les cris d’alerte lancés par les ONG, l’Ambassadeur Tomás Boček, Représentant spécial du Secrétaire Général sur les migrations et les réfugiés, a effectué une mission d’information en Italie en octobre 2016, : il souligne dans son rapport publié le 8 mars 2017 par la Direction de la communication du Conseil de l’Europe, la nécessité pour l’Italie d’améliorer sa capacité d’accueil des demandeurs d’asile et ses politiques d’intégration, de prévenir la traite des êtres humains et de lutter contre la corruption dans le secteur des services aux migrants. Le Représentant spécial y met également en garde le Conseil de l’Europe contre les défaillances du système italien de départs volontaires et d’expulsions forcées et recommande une solidarité accrue de la part d’autres Etats membres du Conseil de l’Europe pour organiser une répartition plus équitable des demandeurs d’asile sur le continent et alléger la charge qui pèse actuellement sur l’Italie.

Dans le cadre de la préparation de l’évaluation réalisée par le Comité des droits de l’homme de l’ONU les 9 et 10 mars dernier, la Coalition italienne des libertés civiles a publié son rapport sur la situation des droits de l’homme en Italie. Elle met en exergue des expulsions collectives de migrants vers leurs pays d’origine ou vers des pays de transit, en violation du principe de non-refoulement, et fait part de ses graves inquiétudes vis-à-vis des violations systématiques des droits de l’homme perpétrées. L’Italie n’est plus actuellement en mesure d’assurer que les accords bilatéraux et multilatéraux qu’elle signe sur la migration garantissent le respect intégral des droits de l’homme ni qu’ils sont conformes au principe de non-refoulement.

La stricte application du règlement Dublin III pour des renvois vers l’Italie est donc devenue totalement inique aujourd’hui, vu la défaillance systémique de ce partenaire européen, voire à tout le moins les violations constatées des articles 4 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et 3 de la CEDH. STOP DUBLIN !

Votre collègue, Préfet du Nord, a su rassurer les migrants du camp de Grande Synthe mi-avril pour les convaincre de monter dans des bus et les relocaliser en province : « Allez dans ces centres vous reposer sans peur. Je vous donne ma parole que vous serez sous la protection de l’Etat français et que personne ne vous reconduira à la frontière ».

Monsieur le Préfet de l’Hérault, nous vous demandons instamment de nous rassurer à notre tour collectivement sur le sort que vous réservez aux migrants accueillis dans notre département, dont notamment Messieurs Abbas Mohamed, Hamdan Hessan,Babikir Mohamed et Abdalrazeg Babo.

Dans l’attente de votre réponse (à l’adresse migrants.bienvenue34@riseup.net), nous restons collectivement vigilants.

Le Collectif Migrants-e-s Bienvenue 34

Appel du 1er Mai

Appel 1er mai 2017 à Montpellier à 10h30 Place de Zeus

Les militantes et les militants associatifs de l’Hérault tiennent à rappeler leur attachement aux valeurs de paix alors qu’en Europe et dans le monde les régimes autoritaires et les intérêts financiers prennent le pas.

La situation mondiale s’est considérablement dégradée poussant plus de populations à fuir la guerre et la misère. Les drames qui se nouent chaque jour en Méditerranée, les conventions passées avec la Turquie, la Libye devraient remplir de honte les dirigeants européens. En trahissant nos valeurs, nous ajoutons à la violence du monde.

En France, la multiplication des lois sécuritaires et l’état d’urgence permanent restreignent les libertés publiques, attaquent le mouvement social et la séparation des pouvoirs. Solidaires des victimes du terrorisme, nous dénonçons toutes les violences et tous les extrémismes, toutes les radicalisations dont celle de l’extrême droite française.

Le déploiement du libéralisme financier vise à précariser, à casser les solidarités, à mettre en concurrence les travailleurs au sein de l’Europe, sans protection. Nous dénonçons l’indifférence à la misère qui se développe sous nos yeux.

Attaché-e-s aux valeurs des droits de l’homme, nous savons que la paix est étroitement liée au progrès social. Nous dénonçons un monde dans lequel des millions d’hommes, de femmes et d’enfants travaillent en esclavage, un monde où la moitié de la planète n’a pas le droit à un contrat de travail et à une protection sociale, un monde où les femmes accouchent au travail, un monde où les conventions de l’OIT valent moins que les directives de l’OMC ou du FMI.

Solidaires des travailleur-e-s français, européens, du monde entier, solidaires des militant-e-s qui oeuvrent pour le progrès social, nos intérêts sont les mêmes, nos luttes se rejoignent.

Aussi nous appelons s’associer aux cortèges syndicaux à l’occasion de ce 1er mai 2017.

Agde 11h00 sur la Promenade
Bédarieux 10h00 Gare
Béziers 10h30 Bourse du Travail
Montpellier 10h30 Place de Zeus
Sète 10h00 place de la Mairie
Ganges 11h00 devant la Mairie
Lodève 11h00 sous-préfecture
Lunel 11h00 statue du Pescalune

LDH Fédération de l’HERAULT -Cimade Montpellier et Béziers -Migrant-e-s Bienvenue 34 –
RESF34 -MRAP Montpellier et Lunel Petite Camargue -Syndicat des Avocats de France
Montpellier – ATTAC Béziers – Amnesty International Montpellier

Contre le « dublinage »

Ce n’est pas à Montpellier, mais c’est le même problème, les mêmes questions, le même combat…

Venant de Briançon, un beau reportage pour mieux comprendre en image, les enjeux , notamment en ce qui concerne la situation des migrants en Italie, mais aussi comment ces personnes retrouvent le goût de vivre grâce à l’accueil qui leur est fait sur cette commune…avec le soutien d’un maire « fier de ses concitoyens »…

Lettre ouverte au préfet/ voir la vidéo

 

RASSEMBLEMENT A LA PREFECTURE Jeudi 13 Avril à partir de 14h00 à l’appel de la LDH / les familles organisent un pique nique à partir de 13h

SOYONS NOMBREUX POUR SOUTENIR CES FAMILLES, POUR UN PEU DE DIGNITE, POUR QU’ELLES AIENT UN TOIT

Mercredi 5 avril Monsieur NUCHO, secrétaire général adjoint
en charge du « plan migrants » a reçu une délégation de
l’interorga qui s’est formée avec et en soutien des demandeurs
d’asile à la rue, suite à la lettre adressée la semaine précédente (PJ).
Pour l’instant des promesses  mais les faits sont
tenaces :les engagements pris lors du RDV ne sont pas
tenus!!! (notamment hébergement sur injonction du tribunal)
RASSEMBLEMENT A LA PREFECTURE A PARTIR DE 14h00 pour soutenir les
familles et aussi les personnes « seules »

Nous avons obtenu un&jeudi 13 à 14h30 pour
faire de point:-dernière minute : M NUCHO signale désormais un RDV
téléphonique : au pire on l’appellera de la place de la préfecture!!!
De nouvelles familles avec des enfants jeunes sont à la rue, ils faut
maintenir le rapport de force pour trouver une solution maintenant.
Au delà du rassemblement de  jeudi et pour établir une
stratégie, nous proposons de se rencontrer jeudi à 18h00
-local à déterminer-
Actuellement les référés sont introduits pour les familles et les
personnes vulnérables, on cherche pour les personnes non vulnérables
(personnes seules) notamment vers du DAHO.
COMPTE RENDU DU RDV;
1/ La pérennisation des dispositifs « pre GUDA » et « post GUDA » de 80
places financés -hors ligne budgétaire asile- par la DDCS.Monsieur NUCHO
ne connaissait pas les spécificités de ces dispositifs et voit avec la
DDCS34.
2/ l’inexécution des jugements du TA Lorsque le TA enjoint à
l’hébergement des familles la DDCS ne les héberge plus en hôtel mais les
renvoie au 115.Ils ne sont donc pas sur d’être hébergés et surtout
prennent les rare places du 115 (moins de 20).Monsieur NUCHO a indiqué
lors du RDV penser comme nous qaue l’hébergement devait être en
dispositif hôtelier et non en 115a voir lors du RDV ;
3/ les problèmes de coordination 115-DDCS/OFIILes personnes vulnérables
hébergées au 115 ou par la DDCS (jugement si ils les exécutent) ne sont
pas signalée à l’OFII : elles sont donc à la rue après le passage en
préfecture (GUDA) alors qu’ils devraient être en CADA. Monsieur NUCHO
doit nous indiquer concrètement ce qui est fait pour coordonner
l’action.
4/ Absence de CMU/AME pour les hospitalisation (accouchements et
personnes malades)Le passage en préfecture (GUDA) ouvre les droits à
couverture maladie : Monsieur NUCHO a admit que la situation ne pouvait
pas durer.Un accès accéléré en préfecture (GUDA) doit être mis en place
par la PAADA. On fait le point jeudi.
Plus globalement annonce de :
– création d’un CADA -effectif début 2018- de 200 places dont 100 pour
le local et 100 dispositif national- renforcement  de l’accueil en
GUDA : 2 personnels vacataires sur le GUDA préfecture depuis quelques
semaines et 1,5 équivalent temps plein sur le GUDA OFII a partir du 1er
avril– lorsque les demandeurs d’asile orienté de Calais et Paris auront
quitté le CAO Millénaire maintient du CAO avec 50 places hébergement
d’urgence et 50 places HUDA demandeurs d’asile.
Nous avons tenu une conférence de presse à l’issue du RDV qui reprend
pas mal des éléments (PJ) et donne une visibilité pour le rapport de
force que nous posons.

SOYONS NOMBREUX POUR SOUTENIR CES FAMILLES, POUR UN PEU DE DIGNITE, POUR
QU’ELLES AIENT UN TOIT
RASSEMBLEMENT A LA PREFECTURE A PARTIR DE 14h00
Faites circuler

Rendez-vous proposés par l’intercollectif des Cévennes

Rendez vous autour de la question des frontières et des solidarités :

- mardi 12 Septembre 18h: Réunion du collectif Soutien migrants de Saint
Jean du Gard
Au presbytère (près de la poste)
- samedi 16 septembre 18h : Débat Public "En matière d'accueil des
migrants, quelle est la politique de l'Europe ?"
Rencontre avec Valério animateur de Service Social International et
repas partagé :affiche valério
3 Bd des châtaigniers au Vigan
- mercredi 20 septembre 10h-12h30 et 14h-18h : Journée d'inscription aux
cours de français
Cours gratuits de français débutant et d’alphabétisation pour adultes -
A la Rétive à Alès 
(plus d'infos https://laretive.info/)
- mardi 26 septembre 19h : Intercollectif cévennes
Salle du temple, près de la bio-coop à St Hippolyte du fort.

- samedi 30 septembre dès 12h : Cantine sans frontières
Repas prix libre en soutien à des familles sans papiers - A la Rétive à
Alès
- samedi 30 sept / dimanche 1er oct. : Rencontres régionales des
collectifs sud-est
A Pierrerue (04) - demandez pour plus d'infos.