Un appel depuis le Briançonnais

Un bel argumentaire face aux situations de plus en plus tendues quant à l’attitude de la France vis à vis des migrants.

A voir : https://vimeo.com/242437299?ref=fb-share

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Droit d’asile: des associations accusent préfet et cour d’appel de «violations du droit»

Un migrant assis au milieu de tentes plantées dans une rue de Paris, le 27 octobre 2016 Photo PHILIPPE LOPEZ. AFP

Des associations de défense des droits et des avocats ont dénoncé jeudi à Montpellier des «violations du droit» commises selon eux par la préfecture de l’Hérault et par la Cour d’appel de Montpellier vis-à-vis de demandeurs d’asile.

«Le droit n’est pas appliqué par la préfecture de l’Hérault et pas toujours par la Cour d’appel de Montpellier» où certains magistrats «violent un arrêt de la Cour de cassation», a estimé jeudi Me Sophie Mazas, présidente de la LDH Hérault, lors d’une conférence de presse tenue symboliquement avec d’autres associations comme la Cimade devant les marches de la Cour d’appel.

Me Mazas a notamment dénoncé cinq cas récents dans l’Hérault d’arrestations et placements en rétention de «Dublinés», ces demandeurs d’asile auxquels il est imposé de retourner dans le premier pays européen d’entrée, en application du règlement européen dit «Dublin III».

Elle a également mis en avant des décisions de la Cour d’appel qui, le 20 octobre dernier, a par exemple infirmé une décision d’un JLD du TGI de Montpellier en déclarant «régulière» la décision de placement en rétention administrative d’un ressortissant afghan de 50 ans, en mettant en avant un risque de fuite appuyé sur son absence de domicile fixe.

Or, a souligné Me Mazas, dans un arrêt du 27 septembre 2017, la cour de Cassation a jugé «qu’en l’absence (dans la législation française ndrl) de disposition contraignante de portée générale, fixant les critères objectifs sur lesquels sont fondées les raisons de craindre la fuite du demandeur d’une protection internationale qui fait l’objet d’une procédure de transfert», un tel placement en rétention était illégal.

Me Mazas a fustigé «la technique consistant à arrêter un demandeur d’asile en préfecture, puis à le placer en rétention à 17H00 et le renvoyer vers le premier pays d’accueil à 06H00 du matin le lendemain» sans qu’il ait pu voir un avocat ou un juge des libertés et de la détention (JLD).

Ces renvois ont souvent lieu vers l’Italie, a souligné Me Julie Moulin, du syndicat des avocats de France, «alors que ce pays a appelé en vain à l’aide face à l’afflux de demandeurs d’asile» et n’est pas en mesure de respecter leurs droits, notamment à un interprète, selon elle.

Sollicitée par l’AFP, la préfecture de l’Hérault n’avait pas souhaité en début d’après-midi commenter ces déclarations.

AFP

Montpellier : des associations accusent préfet et cour d’appel de “violations du droit”

http://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/montpellier/montpellier-associations-accusent-prefet-cour-appel-violations-du-droit-1355277.html

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Montpellier – des associations de demandeurs de droit d’asile accusent préfet et cour d’appel de « violations du droit »- 26 octobre 2017. / © F3 LR S.Vanni

France Info- 26 10 2017 Par FD avec afp Publié le 26/10/2017 à 16:19

Des associations de défense des droits et des avocats ont dénoncé jeudi à Montpellier des « violations du droit » commises selon eux par la préfecture de l’Hérault et par la Cour d’appel de Montpellier vis-à-vis de demandeurs d’asile.

5 cas dans l’Hérault « violent un arrêt de la cour de cassation »

Me Mazas a dénoncé cinq cas récents dans l’Hérault d’arrestations et placements en rétention de « Dublinés », ces demandeurs d’asile auxquels il est imposé de retourner dans le premier pays européen d’entrée, en application du règlement européen dit « Dublin III ».

« Le droit n’est pas appliqué par la préfecture de l’Hérault et pas toujours par la Cour d’appel de Montpellier » où certains magistrats « violent un arrêt de la Cour de cassation », a estimé jeudi Me Sophie Mazas, présidente de la LDH Hérault, lors d’une conférence de presse tenue symboliquement avec d’autres associations comme la Cimade devant les marches de la Cour d’appel.

La cour d’appel de Montpellier montrée du doigt

Elle a également mis en avant des décisions de la Cour d’appel qui, le 20 octobre dernier, a par exemple infirmé une décision d’un JLD du TGI de Montpellier en déclarant « régulière » la décision de placement en rétention administrative d’un ressortissant afghan de 50 ans, en mettant en avant un risque de fuite appuyé sur son absence de domicile fixe.


conférence de presse du 26 octobre 2017 et ses 17 signataires (dont CMB34)

Montpellier : des associations accusent préfet et cour d’appel de “violations du droit”

http://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/montpellier/montpellier-associations-accusent-prefet-cour-appel-violations-du-droit-1355277.html

Envo

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Montpellier – des associations de demandeurs de droit d’asile accusent préfet et cour d’appel de « violations du droit »- 26 octobre 2017. / © F3 LR S.Vanni

France Info- 26 10 2017 Par FD avec afp Publié le 26/10/2017 à 16:19 

EnvoyerDes associations de défense des droits et des avocats ont dénoncé jeudi à Montpellier des « violations du droit » commises selon eux par la préfecture de l’Hérault et par la Cour d’appel de Montpellier vis-à-vis de demandeurs d’asile.

5 cas dans l’Hérault « violent un arrêt de la cour de cassation »

Me Mazas a dénoncé cinq cas récents dans l’Hérault d’arrestations et placements en rétention de « Dublinés », ces demandeurs d’asile auxquels il est imposé de retourner dans le premier pays européen d’entrée, en application du règlement européen dit « Dublin III ».


« Le droit n’est pas appliqué par la préfecture de l’Hérault et pas toujours par la Cour d’appel de Montpellier » où certains magistrats « violent un arrêt de la Cour de cassation », a estimé jeudi Me Sophie Mazas, présidente de la LDH Hérault, lors d’une conférence de presse tenue symboliquement avec d’autres associations comme la Cimade devant les marches de la Cour d’appel.

La cour d’appel de Montpellier montrée du doigt


Elle a également mis en avant des décisions de la Cour d’appel qui, le 20 octobre dernier, a par exemple infirmé une décision d’un JLD du TGI de Montpellier en déclarant « régulière » la décision de placement en rétention administrative d’un ressortissant afghan de 50 ans, en mettant en avant un risque de fuite appuyé sur son absence de domicile fixe.

conférence de presse du 26 octobre 2017 et ses 17 signataires (dont le collectif MB34)

Passeport pour l’expulsion ?

Alors que la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme s’inquiète du traitement des personnes migrantes en France en publiant une déclaration. Déclaration CNCDH 17 Octobre 17.pdf_

le gouvernement accentue sa politique répressive envers les étrangers qu’ils soient sans papiers ou demandeurs d’asile. Mais la riposte s’organise : STOP DUBLIN

Gérard Colomb, ministre de l’intérieur, accélère les expulsions, met en œuvre avec zèle la politique Dublin, trie les migrants dans des Centres (PRAHDA : Programme d’Accueil et Hébergement des Demandeurs d’Asile). Médiapart propose une analyse détaillée, parle de la construction d’un véritable mur législatif. Voir ici l’article (pour abonnés)

Dimanche 17 septembre à 10h30

séance unique au cinéma UTOPIA RÉFUGIÉ-E-S CITY PLAZA

Suivie d’une rencontre avec le collectif Migrant-e-s Bienvenue 34 

Collectif Solidarité Grèce – documentaire Grèce 2016 52mn –

RÉFUGIÉ-E-S CITY PLAZA

Il y a des expériences qui méritent d’être vues de près et relatées comme celle de l’Hôtel City Plaza, à Athènes, une centaine de chambres habitées par plus de 400 réfugiés, principalement débarqués en Grèce, par bateau et venus de Syrie, d’Afghanistan, du Pakistan, des Kurdes, une immense tour de Babel. On y entend parler le Urdu, le Pachtoune, le Tadjik, le Dari, le Russe. Chacun a de la famille à quelque part en Europe et essaie de rejoindre qui un frère en Suède, qui une tante en Allemagne qui un père en Italie. Ils sont depuis plusieurs mois en Grèce et attendent de partir. L’Hôtel City Plaza a été réquisitionné par des militants d’extrême-gauche, le 22 avril 2016. Un hôtel abandonné depuis des années par le propriétaire qui ne pouvait plus payer ses salariés. Ceux-ci se sont montrés solidaires et s’estiment en partie propriétaires des meubles et des équipements qu’ils mettent à disposition des réfugiés. L’hôtel est branché sur l’électricité d’un chantier voisin. Une expérience de solidarité concrète, en autogestion.

À celles et ceux qui fuient la guerre, la misère, les États de l’Union Européenne opposent la fermeture de leurs frontières. Aux portes du Moyen Orient, la Grèce, exsangue, s’est transformé en cul-de-sac pour les réfugiés venus se fracasser sur l’Europe forteresse. Pas d’accueil, ou si peu, pas de moyens à la hauteur de l’enjeu humain, pas de volonté politique, si ce n’est celle de refouler. Aux portes du Moyen Orient, la Grèce, exsangue, s’est transformé en cul-de-sac pour les réfugiés venus se fracasser sur l’Europe forteresse. Face au désastre humanitaire, des Athéniens, aidés de volontaires internationaux, ont décidé de réquisitionner un hôtel vide, le City Plaza, pour y accueillir plusieurs centaines d’exilés, adultes comme enfants. Une expérience de solidarité concrète, en autogestion.

Après la projection, débat avec des militant-e-s du collectif Migrant-e-s Bienvenue 34, qui se bat depuis le printemps 2016 sur Montpellier pour impulser avec les personnes migrantes un réseau de solidarité, afin de les aider à sortir de leur isolement social, de favoriser l’échange, la rencontre. Mais aussi de les soutenir dans la bataille pour l’égalité des droits, l’obtention de meilleures conditions d’accueil, et dénoncer l’absence de politiques dignes des enjeux.

https://fr-fr.facebook.com/events/277416146093190/