actions du collectif

Soupe solidaire devant le Pradah  avec le collectif

de Villeneuve les Maguelonne

 




Pour ceux et celles qui ne pouvaient pas être présent-e-s mais souhaitent quand même regarder le film projeté le 16 septembre à l’uthopia… Voici le lien you tube du film refugié-e-s City Plaza:

https://www.youtube.com/watch?v=ZPmUiJbBaP0




Programme de septembre

-8-9 /09 Tenue d’une table d’information au Festipop de Frontignan

– 10/09  Tenue d’une table d’information à la Foire aux Associations, stand en partage avec RESF et la MTMSI place de Thessalie

– 11/09 avec ATD Quart Monde, réunion de préparation-organisation du repas partagé du 17/10) au centre APAJ 6 rue Dom Vaissette à Montpellier à 18 h
– 17/10 journée avec ATD Quart Monde: projet d’inviter des demandeurs d’asile
ainsi que des parrains, marraines ou accompagnants au gouter et repas
partagé à l’occasion de la journée internationale du refus de la misère dont on fête cette année les 30 ans, le 17 octobre au Plan Cabanne à Mpl
– 12/09 à 19h30 réunion commission action ouverte à toutes+filleuls à la Mauvaise Réputation
– 16/09 au Vigan (et 15/09 à Nîmes) intervention de Valerio Prato (service social international)à propos de Dublin 4
– 17/09 Projection à l’Uthopia en matinée (10h)du film: « réfugiés City Plaza »
– 20/09 avec RESF à 18h réunion à propos des mineurs étrangers isolés en vue d’une action collective avec la Vitarelle, Railh, et autres acteurs du social à Mpl.

– 21/09 prochaine AG du Collectif MB34 ouvertes à toutes dont nos filleuls
– 24/09 AG extraordinaire de MB34
– 26/09 Intercollectif Cévennes-Méditerranée à st Hippolyte du Fort
– 29/09 Coordination Sud-Est (la Roya, Marseille…) à Pierrerue 04
– Mise en place d’une coordination nationale à l’appel d’Emmaüs International afin de gagner en visibilité, organiser des manifestations… date non encore déterminée




Pour info:

Le collectif a été présent à de nombreux évènements depuis mai mais cette rubrique n’a pas été mise à jour .

Il a  pu informer sur le sort des migrants lors de différents évènements : la Grande Parade Métèque de Montpellier, le concert d’Ethiodia au JAM, au théâtre de la mer à Sète cet été etc….Il s’est « battu » pour que les migrants obtiennent le tarif social TAM ….

 



Rassemblement 2 Mai devant la préfecture /La presse en parle

Montpellier : mobilisation devant la préfecture pour sept « dublinés »

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SOLIDARITÉ.Une trentaine de sympathisants du collectif Migrant-e-s Bienvenue 34 étaient rassemblées devant la préfecture ce mardi afin de demander l’arrêt de la procédure de « dublinage » des personnes migrantes demandant l’asile à Montpellier. Sept d’entre eux se sont vues confirmer leur renvoi vers l’Italie dans les jours qui viennent. Au risque d’une expulsion vers leur pays d’origine.

Le règlement Dublin III prévoit qu’un demandeur d’asile fasse sa demande dans le pays par lequel il est entré et contrôlé dans l’Union Européenne. Comme une épée de Damoclès pesant sur leur tête car beaucoup n’y restent pas. « En France, les migrants n’arrivent pas en Montgolfière ou en voilier au port de La Rochelle. Il est clair que l’on est beaucoup moins exposé que les pays comme l’Italie, la Grèce, l’Espagne, les routes des Balkans… et que ces routes se ferment. Les migrants prennent de plus en plus de risques pour passer » rappelle Nathalie, membre du collectif Migrant-e-s Bienvenue 34.

Une trentaine de personnes arrivées au CAO de Montpellier en novembre dernier étaient concernées par cette procédure Dublin III. La plupart ont été « dédublinés » et ont pu déposer leur demande d’asile en France : « Elle aboutira ou pas selon que l’Office Français des Réfugiés estimera qu’ils remplissent les critères des demandeurs d’asile. Mais en tout cas, ils ont la garantie que leur dossier sera examiné sérieusement et en attendant ils sont pris en charge par les structures » explique Nathalie. Pour autant, sept personnes du CAO sont encore concernées dont trois devant prendre l’avion demain matin à 6h et un qui devait embarquer ce matin mais qui pour des raisons médicales a vu son départ reporté en juin.

Arrêt de la procédure demandée

Une délégation menée par Thierry Lerch du collectif Migrant-e-s Bienvenue 34 a été reçue en préfecture, afin de demander aux autorités l’arrêt de la procédure. « Suite aux mobilisations précédentes, ils avaient accepté les demandes d’asiles de plusieurs « dublinés », aujourd’hui ils doivent accepter la loi sinon ils vont se faire taper sur les doigts. Ils nous disent qu’ils ne peuvent pas aller plus loin ». Détaille t-il à l’assistance émue et peinée par cette logique administrative au détriment de l’humain.

La préfecture a assuré à la délégation que les demandes d’asile seront traitées et acceptées en Italie. Inquiet, Thierry Lerch a transmis « les papiers comme quoi l’Italie avaient été poursuivies pour non seulement ne pas accepter correctement les réfugiés mais aussi pour les expédier au Soudan dans des conditions totalement inadmissibles. Ils sont restés totalement sourds à notre position ».

Derrière les chiffres, Hamdan

Avec deux collègues, Guillaume Bonnefont, journaliste-photographe à la Gazette de Montpellier, a parrainé deux Soudanais dont Hamdan devant être renvoyé en Italie demain matin : « Hamdan a été tasé en Italie pour qu’on le force à laisser ses empreintes donc il a été un peu traumatisé par l’Italie. Il a tout sauf envie de repartir là-bas. D’autant plus que l’on sait que là bas il y a des décrets qui sont en train de sortir afin d’accélérer la procédure pour rentrer chez eux. On demande juste à ce qu’il reste en France et qu’il fasse sa demande d’asile ici ».

Guillaume Bonnefont raconte qu’Hamdan ne dort plus depuis plusieurs jours : « Il a peur de repartir en Italie. Surtout, il y a une espèce d’injustice. Tous les autres ont été « dédublinés » et peuvent demander leur asile ici. Lui avec six autres personnes on leur demande de repartir. Ils ne comprennent pas et sont inquiets ».

Les larmes de Lucile Pinault, autre marraine d’Hamdan, à l’annonce de la décision de la préfecture montre les relations décrites par Guillaume Bonnefont : « On rencontrent des humains qui n’ont qu’une envie c’est de s’intégrer, qui sont pleins de bonne volonté et qui n’ont qu’une envie c’est d’apprendre le français. Dès qu’on leur propose de faire quelque chose, ils sont d’accords, ils ne demandent rien de plus que d’être avec nous. C’est une histoire qui commence par un déclic dans la tête et ça finit par un vrai attachement à des gens ».

La menace d’une expulsion au Soudan

Le collectif est particulièrement inquiet que l’Italie rejette les demandes d’asiles et expulsent les quatre migrants au Soudan. Le pays, qu’ils ont fuit car menacés de mort, est encore aujourd’hui dans le Sud en proie à la guerre civile. Nathalie, explique la situation particulière de notre voisin Transalpin : « En 2016, l’Italie a reçu 180 000 personnes, elle ne peut pas gérer ça toute seule. Le pays s’est fait taper sur les doigts parce qu’elle laissait passer 60% des gens. Elle les prend sous la contrainte en leur disant qu’ils ne pourront sortir des centres ou des commissariats que lorsqu’ils ont donné leurs empreintes et ensuite on leur dit qu’ils ont sept jours pour quitter le territoire italien. C’est ce qui ressort dans de plus en plus de récits que l’on recueille un par un et c’est quasiment constant ».

Nathalie ne blâme néanmoins pas l’Italie mais regrette un abandon général : « Les Italiens font ce qu’ils peuvent et se plaignent de cette absence de solidarité européenne. Après la mort du petit Aylan sur une plage grecque, la communauté européenne avait promis de relocaliser et répartir sur l’ensemble de l’Europe les demandeurs d’asile. La France avait promis d’en accueillir 30 000 en deux ans entre septembre 2015 et septembre 2017. Au bout d’un an on en n’avait même pas accueilli 4 000 en relocalisation. Et c’est la même chose en Grèce où les gens croupissent dans des camps en attendant que l’Europe les extraits ».

De manière ubuesque, l’Europe a parfaitement conscience de la situation puisque raconte Nathalie : « Il y a eu un arrêt de la cour européenne des droits de l’homme qui a condamné la Suisse, pour le « dublinage » d’une famille vers l’Italie alors qu’ils n’avaient aucune certitude d’être pris en charge, d’avoir les enfants scolarisés, d’être aidés pour un logement… C’était il y a plus d’un an et demi et la cour européenne avait émis de sérieux doutes sur la capacité de l’Italie à faire face sans la solidarité des autres pays européens à cette prise en charge ».

Hamdan et ses six compagnons sont désormais pris au piège de l’administration européenne et française. Un mécanisme froid que résume bien Nathalie : « Dès lors qu’ils vont ailleurs, puisqu’ils ne sont pas désirés en Italie, on leur dit vous êtes rentrés en Italie, vous repartez en Italie. C’est terrible pour ces gens qui ont déjà vécu le pire dans le pays qu’ils ont fuit, le pire pour arriver jusqu’en Italie et qu’ensuite on renvoie à la case départ ».

Le collectif Migrant-e-s Bienvenue 34 compte bien poursuivre et intensifier la mobilisation en espérant pouvoir changer le sort des sept « dublinés » . Le temps et l’administration jouent désormais contre eux.

  • Midi Libre3.05017midilibre

 

.Communiqué de Presse 3 Mai 2017

COMMUNIQUÉ DU 3 MAI 2017

A la préfecture, à la presse et aux organisations du mouvement social
Monsieur le Préfet de l’Hérault,
Les 7 demandeurs d’asile que vous voulez renvoyer en Italie doivent pouvoir rester en France pour déposer leur demande.
Nous étions 80 rassemblés devant la préfecture, ce mardi midi 02 mai, pour le demander. La délégation qui a été reçue et qui a remis la pétition « Non aux renvois Dublin des réfugiés du CAO de Montpellier », signée par 1 200 personnes, s’est vue opposer un refus de votre part.
Parce que tous les migrants, passés par l’Italie, ont témoigné des maltraitances qu’ils ont subies ;
Parce qu’après avoir pris leurs empreintes de force, les autorités italiennes ont refusé
d’enregistrer leur demande d’asile ;
Parce que l’Italie est poursuivie pour avoir forcé le retour dans leur pays de 5 autres soudanais ;
Parce qu’ils ne peuvent pas retourner au Soudan et qu’ils ont déjà largement assez souffert du voyage et du périple européen ;
Parce que renvoyer ces 7 soudanais « montpelliérains » dans leur pays en guerre, où sévit la famine, c’est les condamner ;
Parce qu’ils ont tous commencé à s’intégrer ici, à Montpellier, et à apprendre le français ;
Parce que plus de 130 bénévoles se sont proposés pour les aider, et partager avec eux des
moments de vie et de loisirs ;
Parce que c’est ici que sont maintenant réunies les meilleures conditions pour faire une demande d’asile ;

Au nom du DEVOIR de la France à accorder l’asile,
Nous demandons au Préfet de l’Hérault d’accepter de prendre en compte ces demandes d’asile.
Nous appelons toutes celles et tous ceux, indigné-e-s par cette situation, à signer La Pétition

à rejoindre le collectif « Migrants Bienvenus 34», et à participer aux prochaines mobilisations de solidarité.

Notre solidarité de connaît pas de frontières !
Le collectif Migrant-e-s Bienvenue 34

http://www.collectifmigrantsbienvenue34.wordpress.com
migrants.bienvenue34@riseup.net

 

6 Avril 2017

2 dédublinages arrachés, amplifions la lutte !

deux dédublinages

Face à la violence des lois migratoires,

Face à la froideur comptable de la préfecture,

Amplifions la lutte !

Il y a eu la soupe solidaire devant le CAO du Millénaire en décembre dernier.

Il y a eu l’appel à parrainage qui a résonné chez plus d’une centaine d’habitantes et d’habitants de Montpellier et d’ailleurs.

Il y a eu les AG ouvertes à Luttopia, avec les personnes migrantes et avec celles venues se battre pour dire que l’accueil est nécessaire et possible en France.

Il y a eu la manifestation commune du 19 mars pour la justice et la dignité avec, en tête de cortège, les portraits géants de 3 copains menacés d’expulsion.

Autant de jalons d’une mobilisation qui nous ont permis d’exiger et d’obtenir mercredi 5 avril une audience à la préfecture pour affirmer, face à l’urgence des procédures Dublin qui se multiplient, le droit de tous à déposer leur demande d’asile ici.

A notre discours de solidarité, de respect des parcours de vie, des individus, les représentants de la préfecture ont opposé leur logique de tri, comptable, répressive. Ont assumé leur responsabilité de renvoyer les gens vers des pays qui ne pourront pas les accueillir dignement, qui, pour certains, les renverront vers les Etats qu’ils ont fuis, vers la misère ou la guerre.

Pourtant, l’après-midi même, nous avons arraché le “dédublinage” de deux personnes en instance d’expulsion. Ils allaient être renvoyés vers l’Italie. Ils pourront déposer leur demande d’asile en France.

Cette première victoire est énorme pour eux deux, mais bien trop modeste au regard de tous les autres.

La mobilisation continue, nous devons l’amplifier. Etre toujours plus nombreuses et nombreux à construire et soutenir cette lutte.

Nous nous battrons pour le non dublinage de tous et de chacun. Pour le droit de vivre là où chacun le souhaite.

Notre solidarité n’a pas de frontière.

Prochaine AG ouverte à toutes et tous du collectif le 19 avril à 18h à Luttopia.

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